Shahnourh Varinag Aznavourian, tel était son nom.

Il fallait s’y attendre, bien sûr. On s’y attendait, évidemment. Mais nous avons été saisis par la nouvelle de la disparition de Charles Aznavour comme jamais un tel événement nous aurait marqué : choc immense, profonde tristesse, vive émotion. 

Les hommages ne tarissent pas depuis hier. Quoi de plus normal. De la part d’amis proches jusqu’à des messages du monde entier. Car cet artiste dépassait largement le public français. Le 19 septembre dernier il était encore au Japon pour son « Japan Tour 2018 ». Et le projets ne manquaient pas. Charles Aznavour se projetait dans l’avenir, avec la volonté de ceux qui ont vingt ans.

© Erik Berchot (https://www.facebook.com/erik.berchot)

Ce monument de la chanson semblait à ce point éternel : le temps semblait ne pas avoir de prise sur lui… Très récemment, nous avions appris qu’il passerait en concert à Marseille : il fallait voir et entendre Monsieur Charles Aznavour ! C’est ainsi que le 23 janvier 2018 au Dôme, oui, nous étions là, Béné. Et quel spectacle ! 

Le Dôme de Marseille s’emplissait rapidement. Des spectateurs de tous les âges. Dans les files d’attente puis dans la salle, les plus anciens côtoyaient les plus jeunes. Nous étions en place. 

Quelle ambiance ! Quelle formation musicale ! Quel pianiste (l’immense Erik Berchot, pianiste soliste de Charles Aznavour depuis 2007) ! Et le Maître est entré en scène.

Quelle présence… Comme défiant ses multiples printemps, l’artiste rayonne sur la scène comme dans la salle. Le premier morceau a dû être repris plusieurs fois à la demande de Charles Aznavour : « Mais vous n’entendez pas que je ne vous entends pas ? », avait-il alors lancé. Rires dans le public.

Une santé étonnante, un dynamisme surprenant : les chansons, devenues hymnes à travers le temps, s’enchaînaient dans un rythme impressionnant. Ces airs que reprenaient les spectateurs, de tous âges. Car c’est cela, la magie Aznavour : les anciens comme les plus jeunes entonnaient allègrement tous les titres qui ont fait la célébrité de l’artiste. Ce concert inoubliable – car le temps semblait s’être arrêté pour l’événement – se termina avec « Emmenez-moi ». Quelle émotion. Inoubliable, assurément.

Lorsqu’il arriva en France, il s’appelait Shahnourh Varinag Aznavourian.   Né le 22 mai 1924 à Paris, il fut durant sa vie solidaire avec l’Arménie. Notamment à l’occasion du violent séisme qui frappa le pays le 7 décembre 1988.

A propos de « Shahnourh » (qui devint Charles) : en persan, « Shah » signifie « roi » et « Nourh » lumière. Il naquit « Roi de lumière » et parvint, au terme de sa vie d’exception, Empereur qui sut illuminer le monde entier de ses mélodies devenues universelles et de ses textes, véritables emblèmes de cette Langue française que l’artiste chérissait tant, tellement traduits. 

Charles Aznavour a disparu ; ses innombrables chansons se sont envolées depuis longtemps tout autour de la terre. Déjà, il était devenu éternel, immortel. 

Shahnourh Varinag Aznavourian : tel est son nom. 

Lienhttps://aznavourfoundation.org/fr/

If

Partir.

Partir loin, pour espérer voir du beau, de l’étonnant, du dépaysant, voilà le sens de bien des voyages. Partir loin pour s’évader. Partir loin pour mieux revenir.

Et puis, un jour, au lieu d’aller chercher si l’eau est plus bleue dans la mer d’à côté, ou encore plus loin, notre choix fut de rester tout simplement là. Après un moment maritime aux airs de croisière, impression que ce soleil estival renforçait, nous accostâmes aux abords d’une forteresse voisine.

Une véritable île forteresse, liée éternellement à une oeuvre littéraire devenue mythe. Première forteresse royale de Marseille, François Ier en fut à l’origine. Plusieurs siècles passeront, qui contribuèrent à son développement. J’ai nommé le Château d’If. Bâtisse aux trois destinées : protéger les côtes d’une invasion, couvrir les sorties et le mouillage de la toute nouvelle flotte de galères royales, et surveiller Marseille, rattachée au Royaume de France en 1480. (1)

Nos yeux découvraient un si bel édifice aux lumières imposantes, contrastant fortement avec les obscurités visibles de certains intérieurs. Le soleil n’avait pas faibli, bien au contraire. Devant nous, une vaste cour, des escaliers vers l’étage et, tout autour, trois tours : « la tour Saint Christophe au nord-ouest – qui permet de surveiller la mer, à vingt-deux mètres de hauteur. Puis les tours Saint Jaume et Maugovert au nord-est et au sud-est ». (2)

Sur deux niveaux, de lugubres cellules et cachots.

Cellule du compte de Mirabeau. Cachot dit des « condamnés à morts ».

[Public domain] Wikimedia Commons

Cellule où reposa la dépouille du général Jean-Baptiste Kléber, natif de Strasbourg, dont il lui resta, pour dernier souvenir, ces images du Caire, où il fut assassiné. Là, dans cette cellule, les illustres restes furent même oubliés de la Nation. Quarante années plus tard, on s’en souvint enfin et les honneurs nationaux lui furent rendus, dans sa ville natale. Une réalité qui aurait pu être fiction.

Au rez-de-chaussée, le mythe commence. Ici, la cellule dite « d’Edmond Dantès ». Là, le cachot de « l’abbé Faria ». Par les ouvertures, la mer, d’un bleu profond. Au loin, imposante, blanche de lumière, majestueuse, Marseille. Voici l’épicentre de l’oeuvre magistrale de Dumas. Une fiction qui s’est si bien mêlée à la réalité.

Puis nos pas nous menèrent à un endroit intéressant : le restaurant « Marseille en face ». Marseille était bien en face et la cuisine fort succulente. Avec une découverte : les kaaek libanais : de délicieux biscuits fourrés à la datte, avec de la farine à la place de la semoule (à la mode égyptienne). Bravo, le chef Bruno ! Enfin, on dit que les Marseillaises et Marseillais ne connaissent pas cet endroit. Alors, sachons rester discrets.

(Vous n’avez rien vu.)

L’îlot d’If fait partie de l’archipel du Frioul. Une nouvelle petite croisière nous conduisit vers les îles Ratonneau et Pomègues. Randonnées agréables, cheminements entre ciel et terre, avec la mer comme luxueux écrin.

Une journée idéale, exceptionnelle, à bien des égards. Véritable évasion. Réel dépaysement. Nous avons vu du beau, croisé de l’étonnant. Célébration parfaite d’un printemps enfin là, qu’il nous tardait tellement de retrouver.

En deux mots comme en cent : Molto Bene !

Notes :

1.- Mots tirés du site « http://www.chateau-if.fr »

2. – Précisions du site « https://fr.wikipedia.org/wiki/Château_d%27If »

Connaissez-vous NoNo ?…

Oui ! NoNo, comme le Théâtre NoNo !

Quelle découverte, le Théâtre NoNo !

Quel moment incroyable vécu samedi dernier à l’occasion de la soirée de présentation de la saison 2016-2017 !

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Photo : Théâtre NoNo

En associant la scène et des projections sur grand écran, cet inventaire des futurs spectacles laisse présager une saison passionnante autant que colorée. Dans le décalage permanent, mais sans jamais sombrer dans la vulgarité, toujours dans le respect de l’autre, avec cette ambiance surréaliste, festive et joyeuse. Et cette générosité de tous les instants… Continuer la lecture de « Connaissez-vous NoNo ?… »

Un samedi soir marseillais

Belle soirée… Sans que rien n’ait été réellement prévu, la douce température de cette fin d’après-midi engageait à la flânerie. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés sur ce Vieux Port métamorphosé. Une douce lumière flottait délicatement, quelques enfants qui avaient participé au carnaval de la ville jouaient aux alentours, dans leurs déguisements colorés.

Plus surprenant encore, cette structure semblable à un plafond recouvert d’un gigantesque miroir, sur toute sa surface. Il s’agit  de L’ombrière, une structure métallique de 6 mètres de haut permettant de faire un peu d’ombre aux passants et aux marchands de poissons, mais surtout de refléter le plan d’eau du Vieux Port grâce à ce plafond-miroir que l’on doit à Norman Foster, l’un des plus célèbres architectes au monde. Continuer la lecture de « Un samedi soir marseillais »

Opérette marseillaise

VENDREDI 9 décembre 2011,dans la salle Paul Eluard, à La Ciotat, fut interprétée une opérette marseillaise en 2 actes, 10 scènes et 24 chansons :

A MARSEILLE, UN SOIR
De Georges Crescenzo

Dans le cadre de la programmation de l’association « Passion’ARTS »

« Aux quatre coins du monde, indiscutablement
On aime sa faconde et ses mille défauts charmants
Elle a la grâce brune des filles du midi
Il n’en existe qu’une, voilà pourquoi chez nous l’on dit :
Continuer la lecture de « Opérette marseillaise »