Bref

Je me souviens de ces paroles d’Alain Souchon : « Abderhamane, Martin, David / Et si le ciel était vide » ?…

Alors… Pourquoi tant de haines ?…

Je me souviens aussi de cette définition décalée des guerres de religion :

« Les guerres de religion consistent à se battre pour savoir qui a le meilleur ami imaginaire. »

Bref. Le jour où chacun se rendra compte qu’il n’y a pas un, deux, trois, ou je ne sais combien de Dieux dans le ciel, différents et qui s’opposent…

Il n’y en a qu’un seul et il faut le chercher là où nous l’avons tous, là où il se trouve : dans le coeur de chacun.

La Lune dans l’ombre de la Terre…

Une éclipse lunaire se produit lorsque l’ombre de la Terre se projette sur la Lune. Deux conditions sont requises pour que cela arrive. D’abord, la Lune doit être pleine, c’est-à-dire que, par rapport au Soleil, la Lune doit se trouver juste derrière la Terre. Toutefois, comme le plan orbital de la Lune est incliné de 5° par rapport au plan orbital de la Terre (l’écliptique), la plupart des pleines lunes se produisent quand la Lune est au Nord ou au Sud de l’ombre de la Terre. Ensuite, une deuxième condition pour qu’une éclipse lunaire advienne est que la Lune doit être à proximité d’un des deux points d’intersection que son orbite fait avec l’écliptique. Ces deux points nodaux sont appelés respectivement nœud ascendant lunaire et nœud descendant lunaire. (Wikipedia)

Ce que nous pouvons retenir c’est que lors d’une éclipse de Lune, cette dernière passe dans l’ombre de la Terre, comme le montre le schéma ci-dessous :

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Ma Quête

Quête d’un instant, quête de toute une vie.

L’important n’est pas le but mais le chemin que l’on aura parcouru.

Mon Etoile, je te vois…


La Quête

(interprétée par Jacques Brel)

Rêver un impossible rêve
Porter le chagrin des départs
Brûler d’une possible fièvre
Partir où personne ne part

Aimer jusqu’à la déchirure
Aimer, même trop, même mal
Tenter, sans force et sans armure
D’atteindre l’inaccessible étoile

Telle est ma quête
Suivre l’étoile
Peu m’importent mes chances
Peu m’importe le temps
Ou ma désespérance
Et puis lutter toujours
Sans questions ni repos
Se damner
Pour l’or d’un mot d’amour
Je ne sais si je serai ce héros
Mais mon coeur serait tranquille
Et les villes s’éclabousseraient de bleu
Parce qu’un malheureux

Brûle encore, bien qu’ayant tout brûlé
Brûle encore, même trop, même mal
Pour atteindre à s’en écarteler
Pour atteindre l’inaccessible étoile

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Pessa’h, un saut vers la Liberté

Pessa’h – dénommée Passover dans le monde anglo-saxon – n’est autre que la Pâque. Sans « s ». Pessa’h, un terme signifiant « enjamber », « saut », comme l’Eternel a sauté au-dessus des maisons des hébreux en Egypte (voir Exode 12:13). Nous voyons dans le « saut » un rythme différent de celui d’une marche. Le passage d’un état à un autre état. « Car c’est en hâte que tu es sorti d’Egypte ».

Sauter c’est aussi s’élever, passer d’un aspect spirituel à un niveau supérieur de connaissances. Le moment sera venu de distinguer de ‘hamets de la matsa. Eliminer le ‘hamets de la maison mais aussi – et surtout – l’occasion d’éliminer son ‘hamets intérieur :  préjugés,  orgueil,  violence,  colère,  fermentation ou aigreur, tout négatif envers l’autre ou nous-mêmes, ces mauvais compagnons de toute existence. Alors seulement pourrons-nous faire place à l’accueil de l’Autre et à la Grâce…

La matsa qui ne contient que de la farine et de l’eau est aussi appelée Le’hem-Oni (pain d’austérité). Il s’agit de l’aliment central de la fête de Pessa’h. Dans le Zohar est écrit qu’elle est « aliment de la foi ». Revenons sur le départ rapide du Peuple d’Israël tel que décrit dans la Bible : Les Enfants d’Israël cuirent leur pâte sans levain en faisant des galettes plates et rondes parce qu’ils durent quitter l’Egypte en toute hâte ; ils n’emportèrent pas d’autres provisions (Exode, 12:39). Soutenus par la matsa, aliment physique, et portés par leur foi, aliment spirituel.

Pessa’h, fête de la Liberté. Liberté d’un Peuple sorti d’esclavage, mais liberté pour chaque Etre débarrassé de son ‘hametz. Continuer la lecture de « Pessa’h, un saut vers la Liberté »

20 mars 2011 à 22h20…

Chers amis,

Ca y est ! L’hiver est bien derrière nous. Depuis le 20 mars dernier, à 22h20 précisément, nous sommes passés de l’autre côté du miroir. Ce jour-là, à cette heure, la Lumière est parvenue à rétablir l’équilibre avec les ténèbres. Et plus encore, en ce jour d’Égalité, d’équinoxe, nous venons d’entrer dans le règne du Jour qui ne cessera de croître, réduisant progressivement la nuit, jusqu’au Grand jour, le jour le plus long, celui du solstice d’été, le 21 juin.

Alors, tandis que chacun fêtera – musicalement peut-être – ce jour particulier, il s’agira de percevoir un autre signal. Celui d’une nouvelle variation qui déjà s’annonce : celle de l’imminente réduction de la lumière qui ira de réduction en réduction, jusqu’à ce nouveau palier du 21 décembre : le jour le plus court de l’année… A ce moment où les lumières se font tellement rares, l’espérance est malgré tout en nous. Car bientôt, telle une étincelle providentielle, la petite lumière trouvera en elle l’énergie de grandir, envers et contre tout, avant de vaincre à nouveau, six mois plus tard. Alors Inanna pourra revenir sur terre. Perséphone également…

Nous le voyons, tout n’est que cycle, rien n’est figé. Il y a un temps pour tout disait Qohélet. A celui de la pensée succèdera celui de l’action et inversement. Au plus haut de la lumière, déjà une inéluctable réduction est en marche. Alors qu’au temps du jour le plus petit, l’espoir vient d’un accroissement progressif. Tout comme le montre le symbole du Ying et du Yang : il y a un peu de blanc dans le noir et un peu de noir dans le blanc. Ainsi va la vie. Jusqu’au moment où ce cycle s’interrompra. Fin inéluctable également…

 

Prunus dulcis

Au sortir de l’hiver – qui ne passa pas inaperçu cette année (c’est un euphémisme) – nous recherchons les premiers signes d’un renouveau de la nature que nous ne finissons pas d’espérer…

Bien sûr, dès le solstice d’hiver, alors que nous nous engageons à peine dans cette saison froide, sans se faire remarquer, les jours cessent de diminuer avant de reprendre leur cheminement ascendant et déjà s’engage la mue des ténèbres en ce qui deviendra plus tard le règne des lumières salvatrices aux mille éclats.

Mais après le solstice d’hiver, c’est un autre signal que l’on peut croiser. J’ai nommé l’amandier. Arbre magnifique. Prunus dulcis – de son doux nom – il nous confie, bien avant ses feuilles, de merveilleuses fleurs d’un si beau blanc, couleur de pureté. L’amandier est le premier arbre fruitier à fleurir en fin d’hiver ! Je l’ai rencontré :

La vie reprend. Le sol se réchauffe. La lumière repousse les ténèbres dirigés toujours davantage vers la sortie d’une nature qui se transforme : le printemps s’annonce !

Et plus encore, ce réveil semble s’accorder avec le réchauffement qui pousse les peuples à avancer vers la Liberté, forme de Lumière présente au plus profond de nous tous ; irrésistible force qui permet d’avancer sur le chemin et refuser les entraves de pouvoirs totalitaires en perte de crédibilité.

Vive le printemps, vive la Lumière, vive la Liberté !

C’est ce que nous confient discrètement chaque pétale de l’amandier qui a su avant tous les autres élever toujours plus haut ses fleurs blanches vers un ciel de plus en plus éclatant…

30 mars 2010 – 12h15…

Aujourd’hui à la mi-journée s’est abattu sur notre ville de La Ciotat un orage d’une rare violence. A 12h15, en quelques minutes, très rapidement, le ciel devint noir. Un son sourd. Du tonnerre. Soudain, des trombes d’eau… Comme  peut l’évoquer ce passage du Déluge que nous ont transmis les Sumériens, 2700 ans avant notre ère :

A peine l’écoutille avait-elle été fermée, que Nergal arrachait les étais des vannes célestes, et que Ninurta se précipitait pour faire Adad étendit dans le ciel son silence-de-mort, réduisant en ténèbres tout ce qui avait été lumineux ! Les dieux Anunnaki enflammèrent la Terre tout entière !

En quelques instants, la nuit. Un bruit assourdissant : des milliers de grêlons s’abattirent sur nous. Vacarme inquiétant. Déchaînement des éléments.

Chao…

Or l’espoir vint du ciel. Un coin plus clair apparut. En quelques minutes à peine, cet état cataclysmique se mua en un ciel bleu lumineux qu’un soleil vigoureux allait encore renforcer. Miracle d’une Nature puissante qui sait rappeler à ses heures combien tout le reste est fragile et nous force à l’humilité…

Ordo ab Chao…

Vous reprendrez bien un peu de hauteur ?…

Ils sont rares, ces moments ; inattendus, d’une infinie intensité, que l’on peut croiser parfois, comme ce mercredi après-midi lorsque, revenant d’Aix, j’écoutais France Inter. Après le flash de 17h00 débuta l’émission Nonobstant, présentée par Yves Calvi. Invité du jour : Yves Paccalet, philosophe, écrivain, journaliste, naturaliste, scénariste, ancien élève de l’ENS, venu parler de son livre qui venait de paraître (cf. plus bas).

Au fil des kilomètres, j’écoutais avec attention de plus en plus grande les propos tenus par cette personnalité. Quand arriva l’un des passages qui me parut d’une telle clarté et d’une telle puissance… Mais que faire : rien pour enregistrer à proximité. Force et beauté de l’éphémère : j’écoutais, j’appréciais pour la seule et unique fois…

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