Les Ailes du Souvenir

Vingt-six ans déjà… Je me souviens fort bien avoir vu ce film lors de sa sortie en salle. Plutôt deux fois qu’une, tant cette oeuvre m’avait marquée. Ces images magnifiques, mais aussi cette dimension particulière dans laquelle le spectateur est plongé dès les premières secondes de la projection.

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Une amie récemment m’a remis sur la voie de ce film. Je n’y pensais plus depuis longtemps. Puis il y eut ce rappel inattendu et, brutalement, tout est remonté en mémoire. Berlin. Damiel, Cassiel, la trapéziste. L’éternité, le désir amoureux pour lequel Damiel sacrifiera son éternité. Ode à l’Humanité. Juxtaposition de solitudes…

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Ce film n’a pas vieilli. Il n’a pas pris une ride. Son atmosphère est restée intacte.

Anges, êtes-vous là ?…

1001. INSERT (34 sec.)
Une main qui écrit sur une feuille de papier :

Lorsque l’enfant était enfant,
il ne savait pas  
qu’il était enfant,
tout pour lui avait une âme.

FERMETURE EN FONDU

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VOIX DE DAMIEL :
« Lorsque l’enfant était enfant,
il marchait les bras ballants
il voulait que le ruisseau soit rivière
et la rivière, fleuve,
que cette flaque soit la mer.
Lorsque l’enfant était enfant,
il ne savait pas qu’il était enfant,
tout pour lui avait une  âme
et toutes les âmes étaient une.
Lorsque l’enfant était enfant,
il n’avait d’opinion sur rien,
il n’avait pas d’habitudes
il s’asseyait souvent en tailleur,
démarrait en courant,
avait une mèche rebelle
et ne faisait pas de mines quand on le photographiait. »

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Liens :

http://www.lacauselitteraire.fr/les-ailes-du-desir-de-wim-wenders

http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Ailes_du_désir

http://cinemasansfrontieres.free.fr/spip/spip.php?article220

Irgendwo auf der Welt…

Je ne sais pourquoi, ce soir, en revenant de l’école, me sont revenues en mémoire ces magnifiques paroles d’une chanson issue du répertoire chanté par les Comedian Harmonists. Une formation dont j’ai réellement fait connaissance après avoir vu le magnifique film éponyme de Joseph Vilsmaier.

Cette histoire vraie est très bien retranscrite dans cette production. Le thème : Berlin 1927. Le jeune Harry Frommermann rêve d’adapter le jazz et ses rythmes syncopés à la langue allemande. Il passe une annonce dans la presse locale et c’est alors que se forme un groupe de six chanteurs. Un succès phénoménal les attend et les pousse à entamer une tournée en Amérique. Le retour triomphal est entaché par la montée du nazisme : trois des musiciens sont juifs

 

Et ces paroles alors ? Il s’agit du début de la chanson « Ingendwo auf der Welt », Quelque part dans le monde :

Irgendwo auf der Welt Gibt’s ein kleines bißchen Glück, Und ich träum’ davon in jedem Augenblick.
Irgendwo auf der Welt Gibt’s ein bißchen Seligkeit,
Und ich träum’ davon schon lange lange Zeit.

Quelque part dans le monde il y a un peu de chance,
et j’en rêve à chaque instant.

Quelque part dans le monde, il y a un peu de bonheur,
et j’en rêve depuis très longtemps
.

 

Autre très belle chanson de cette formation : « Gib mir den letzten Abschiedskuss », que l’on retrouve dans cet extrait du film de Joseph Vilsmaier. Un passage emblématique. En pleine montée du nazisme, un officiel du régime vient d’annoncer à la salle que dans ce groupe il y avait des chanteurs Juifs. Certains spectateurs ont alors quitté la salle. Les Comedian Harmonists interprètent leur chanson. Je vous laisse apprécier ce passage poignant…

(Précisons que lors de chaque passage chanté, ce sont les « vrais » Comedian Harmonists que nous entendons).

Le DVD du film : Réalisateur : Joseph Vilsmaier – Universal Pictures – DVD sorti le 22 août 2000 – Durée 124 minutes – ASIN : B00004YV89

– http://www.comedian-harmonists.de/

La page Wikipedia sur le film de J. Vilsmaier

– Le site officiel du film 

IMDb

 

Les Comedian Harmonists :

Robert « Bob » Biberti – Bass
* 05.06.1902 (Berlin) – † 02.11.1985 (Berlin)
Roman Cycowski – Baryton
* 24.01.1901 (Tussyn) – † 09.11.1998 (Palm Springs)
Harry Frommermann – 3. Ténor / Buffo
* 12.10.1906 (Berlin) – † 29.10.1975 (Brème)
Erich Abraham Collin – 2. Ténor
* 26.08.1899 (Berlin) – † 28. April 1961 (Los Angeles)
Asparuch « Ari » Leschnikoff 1. Ténor
* 16.06.1897 (Chaskovo) – † 31.07.1978 (Sofia)
Erwin Bootz – Klavier / Piano
* 05.06.1902 (Stettin) – † 27.12.1982 (Hambourg)