Le Chant des Marais ou Chant des déportés

Loin vers l’infini s’étendent
De grands prés marécageux
Et là-bas nul oiseau ne chante
Sur les arbres secs et creux

Refrain :

Ô terre de détresse
Où nous devons sans cesse
Piocher, piocher.

Dans ce camp morne et sauvage
Entouré de murs de fer
Il nous semble vivre en cage
Au milieu d’un grand désert.

(Refrain)

Bruit des pas et bruit des armes
Sentinelles jours et nuits
Et du sang, et des cris, des larmes
La mort pour celui qui fuit.

(Refrain)

Mais un jour dans notre vie
Le printemps refleurira.
Liberté, liberté chérie
Je dirai : «Tu es à moi.»

Dernier refrain :

Ô Terre enfin libre
Où nous pourrons revivre,
Aimer, aimer.


C’est ce chant, interprété par les  Chœurs de la Garde républicaine, qui accompagna la sortie du cercueil de Simone Veil, en fin de cérémonie,  dans la cour des Invalides, ce mercredi 5 juillet 2017, à l’occasion de l’Hommage national rendu à cette femme d’exception.

Hotel des Invalides, Paris, France, July 5, 2017. REUTERS/Michel Euler/Pool

Liens :

L’histoire du « Chant des Marais » :

http://ufacbagnolet.over-blog.com/article-20201896.html

Le Chant des déportés ou Chant des marais :

http://www.wikiwand.com/fr/Le_Chant_des_déportés

 

Camerone 2017

J’ai eu, le 30 avril dernier, l’honneur et la joie de pouvoir assister à la cérémonie Camerone 2017, à la « Maison Mère » d’Aubagne.

Le thème de cette année, « Légionnaire, tu es un volontaire », rappelant, aux quelques 9 000 hommes formant aujourd’hui la Légion étrangère, le premier pas de leur engagement à servir.

Empreinte d’un fort symbolisme, cette cérémonie a débuté à 9h30 par l’entrée des troupes sur la Place d’armes. Peu après les officiels, parmi lesquels le Ministre de la Défense d’alors, monsieur Jean-Yves Le Drian qui prononça un magnifique discours. Puis ce fut le moment de l’entrée de la Main du Capitaine Danjou. Le porteur de cette main était cette année le sergent-chef (er) N’Guyen Van Phong, officier de la Légion d’honneur, médaillé militaire, sept fois cité dont trois fois comme supplétif vietnamien au sein du 1°BEP, 2°BEP, 3°CSPL, 4°REI, 13°DBLE et 2°REP. (http://www.legionetrangere.fr).

Comme chaque année, et officiellement depuis 1931, la Légion étrangère honora en 2017 le sacrifice des légionnaires du Capitaine Danjou, glorieusement tombés au Mexique, dans l’hacienda de Camerone. Ce combat s’est déroulé le 30 avril 1863, dans l’accomplissement sacré de la mission qui avait été confiée aux légionnaires : assurer la couverture au profit d’un convoi logistique ravitaillant les unités françaises qui assiégeaient la ville de Puebla.

Ce combat regroupe à lui seul toutes les valeurs fédératrices de la Légion étrangère : le caractère sacré de la mission, la fidélité à la parole donnée ainsi que la communauté de destin choisie et acceptée par les officiers, sous-officiers et légionnaires. Ces trois vertus légionnaires connues de tous, expliquées aux plus jeunes et commentées à chaque occasion constituent le fondement de l’esprit de corps qui nous anime. (http://www.legion-etrangere.com)

Sur le Monument aux morts à Agde (34), commémoratif de la bataille de Camerone, on peut lire :

Ils furent ici moins de soixante
Opposés à toute une armée.
Sa masse les écrasa.
La vie plutôt que le courage
Abandonna ces soldats français
À Camerone le 30 avril 1863

Une cérémonie à vivre, si l’on en a un jour l’occasion.

Lien :

http://www.camerone.legion-etrangere.com

La bière ne fait pas le moine

Variation de l’adage bien connu, figurant qu’il ne faut pas s’en rapporter aux apparences extérieures pour juger une personne – ou un objet, pour ce qui nous concerne. Objets inanimés avez-vous une âme ? demandait le poète.

C’est de bière dont il est question ici ; boisson dont certains moines ont su, par ailleurs, tirer une certaine quintessence. La bière qu’on dégustait il y a déjà 5000 ans, en Mésopotamie : des tablettes d’argile nous indiquent en effet la présence d’une boisson fermentée – dénommée « Sikaru » – élaborée à base de grains, qui était l’une des vingt variétés de bière consommées à Sumer, sous forme de pain liquide.

Plus proches de nous, c’est dans l’excellent établissement ciotaden « Le Caps », installé 29 quai François Mitterrand, que nous nous sommes retrouvés. Une équipe formidable, un accueil toujours extraordinaire, une ambiance chaleureuse et un choix de bières hallucinant que détaille un vertigineux tableau à l’entrée.

Et ce soir-là voilà ce qui nous fut servi :

Etonnant, non ? Cette expression, nécessairement chère à monsieur Cyclopède, ne doit pas détourner votre interrogation. Mais cessons de vous tourmenter ainsi. Il ne s’agit pas – bien évidemment – de monsieur et madame Guinness : la blanche est une « Corsendock Witte » (de Belgique) et la stout, une « Murène » (de Toulon). Excellentes toutes les deux. De belles découvertes qui confèrent à notre plaisir un petit supplément d’âme…

Objets inanimés avez-vous une âme, Qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ? Qu’il s’agisse de ce breuvage, de ces verres, de cette équipe ou de ce lieu, oui, assurément : nous aimons !


Le CAPS :  Bar à bières – 29 Quai François Mitterrand, 13600 La Ciotat.

Téléphone : 0673309485

Heures d’ouverture :

  • Lundi : 17:00-00:00
  • Mardi : 17:00-00:00
  • Jeudi : 17:00-00:00
  • Vendredi : 17:00-02:00
  • Samedi : 17:00-02:00
  • Dimanche : 11:00-00:00

Références diverses :

  • Milly ou la terre natale – Alphonse de LAMARTINE
  • La Minute nécessaire de monsieur Cyclopède –  Pierre DESPROGES

Mémorial Jean Moulin

Au cours d’un récent séjour dans la région lyonnaise, nous avons traversé une commune de Caluire. Plus précisément Caluire-et-Cuire. Instantanément me vint à l’esprit l’image de Jean Moulin. Ainsi que celle de son arrestation.

La maison où eut lieu son arrestation. La voici. Celle du docteur DUGOUJON. C’est donc dans ce cabinet médical que le 21 juin 1943 furent arrêtés Jean Moulin et ses compagnons.

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Un peu tiré par les cheveux ?

Il fallait que je partage ça…

De passage chez le coiffeur – ça m’arrive parfois – j’ai dû patienter quelques minutes. Je prends place sur un siège prévu à cet effet [mode Veille ON]. Observation des alentours. En face de moi, une famille. Assise, la maman tient le petit dernier dans les bras. A ses côtés, l’aîné (4 à 5 ans) et, sur le fauteuil, terminant de se faire couper les cheveux, le papa. Tout va bien. Jusque-là.

La papa en a terminé, il se lève et se met à discuter avec la coiffeuse qui se révèle être visiblement de sa famille. A ce moment – nul ne sait quelle mouche l’a piqué – le plus grand de 4 ou 5 ans se met à courir dans le salon [mode Veille OFF] dans tous les sens, gesticulant, passe piquer régulièrement des bonbons sur le comptoir, peu discrètement de surcroit, puis il arrive près d’un sèche-cheveux. Alors là… Ni une ni deux, le petit garçon met en marche l’engin. Soufflerie intense.

A ce moment précis, on peut percevoir que les parents sont un peu excédés. Si, si. Même si toute réaction se fait toujours attendre. Lorsque soudain, Lumière ! (Do you see the Light ?) Le papa prononce ces mots, synonymes du « Eureka », comme disait Archimède (toutes proportions étant gardées). Il dit donc :

– « Ahhhhh ! Mais je sais ! Il a eu une autre maîtresse aujourd’hui ! C’est sûrement pour ça ! »

Durant une fraction de seconde, je tente, abasourdi, de trouver quel rapport il… Mais le père poursuit aussitôt :

– « Encore une de ces maîtresses qui n’ont aucune autorité ! » (Suit une courte discussion sur le manque d’autorité de certains enseignants).

Nous y voilà ! Ben oui ! C’est quand même incroyable, ce manque d’autorité de la maîtresse, quand même ! A cause de son incompétence, voilà un enfant très, très, très mal élevé.  Pauvres parents. CQFD ! Ou plutôt : QED ! Quod erat demonstrandum, comme disait Euclide, cette fois.

Un peu tiré par les cheveux ? Oh Hé Hein Bon !

Victoires d’une Courgette

Une révélation

Je me souviens fort bien de ce jour qui fut celui de cette découverte du film d’animation intitulé « Ma Vie de Courgette ». Si bouleversant. Cette histoire ô combien prenante. Ces personnages si attachants et cette animation réalisée grâce à la technique du « stop-motion ». A y regarder de plus près, on se rend compte que personnes, voitures, maisons et autres détails sont représentés de manière minimaliste, presque naïve ; c’est la vision des enfants que nous voyons. Ces enfants qu’on aimerait ne jamais plus quitter.

Date de sortie : 19 octobre 2016 (1h 06min)

Réalisateur : Claude Barras
Scénariste : Céline Sciamma
D’après l’oeuvre de Gilles Paris
Genres : Animation, Drame
Nationalités : Suisse, Français

L’origine

Quel bonheur d’avoir trouvé ensuite le livre qui fut à l’origine de ce film d’animation : « Autobiographie d’une Courgette », de Gilles PARIS, paru en 2002 chez Plon. Ce roman, réédité à l’occasion de la sortie du film, raconte la vie d’Icare alias Courgette, un jeune garçon de 9 ans qui vit seul avec sa mère alcoolique depuis le jour où son père est parti « faire le tour du monde avec une poule ». Il se cache souvent dans son grenier car c’est le seul endroit où sa mère, qui le bat tout le temps, ne peut monter pour le frapper car elle a une jambe raide depuis un accident de voiture. Au grenier, il joue avec des pommes et regarde le petit voisin qui joue avec les cochons de son père, dans le jardin (...).

Apothéose

Lors de la dernière cérémonie des Césars, le 24 février 2017, quel plaisir de retrouver « Ma Vie de Courgette » plusieurs fois nommé. Et quel bonheur d’apprendre les prix remportés :

César de la Meilleure adaptation (attribué à la scénariste Céline Sciamma)
César du Meilleur film d’animation (attribué à Claude Barras, collaboration au scénario). Le film fut également nommé pour le César de la Meilleure musique originale.

Et puis, il y eut, le 26 février 2017,  une nomination aux Oscars (89e Academy Awards 2017) : Oscar du Meilleur film d’animation (Claude Barras)
Le 04 février 2017, « Ma Vie de Courgette » connut deux nominations, aux « 44e Annie Awards 2017 » :
Meilleur réalisateur pour le cinéma (Claude Barras)
Meilleur film d’animation indépendant (Claude Barras)

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De RASED à RASEC

Drôle de titre me direz-vous. C’est cette proximité des deux acronymes qui avait retenu mon attention. Proximité à première vue du moins. Car dans le détail, rien ne permettrait de faire un parallèle entre ces deux suites d’initiales.

Le premier de ces acronymes, vous l’aurez deviné, concerne ma profession d’enseignant spécialisé, je travaille en effet dans le cadre d’un Réseau d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté (RASED, donc). Il s’agit – mais dois-je le rappeler – d’une structure d’aide à l’Ecole élémentaire, interne à l’Education nationale (les RASED qui avaient fait les frais de terribles coupes sombres, il y a quelques mandatures de cela).

Et depuis peu, dans le cadre de mes activités de radio-amateur, j’ai rejoint les rangs de la Sécurité Civile, dans le cadre de l’ADRASEC (Association Départementale de Radio-Amateurs au service de la SEcurité Civile) 13. La structure nationale est la FNRASEC : Fédération Nationale des Radio-Amateurs au service de la SEcurité Civile. Oui, vous l’avez repéré le fameux acronyme qui nous intéresse ici ? Un RASEC n’est rien de moins qu’un Radio-Amateur au service de la SEcurité Civile !

La FNRASEC c’est également une devise : « Une passion : la Radio – Un Idéal : Servir ». Qu’ajouter ?… C’est ainsi il y a quelques jours que j’ai été accueilli officiellement dans ce groupe de l’ADRASEC 13, à l’occasion de l’Assemblée Générale de l’association. Dans l’immédiat une belle photo de groupe illustre ce moment particulier. Et à l’avenir, je serai fier de servir dans les rangs des Radio-Amateurs au service de la Sécurité Civile.

Liens :

• ADRASEC 13 : http://adrasec13.free.fr

• FNRASEC : http://www.fnrasec.org