We will regret you so, Leonard

Encore un grand, que dis-je, un immense artiste, qui nous quitte.

Suzanne takes you down to her place near the river
You can hear the boats go by
You can spend the night beside her (1)

Léonard COHEN, c’est cette voix, ces textes, ces mélodies.

It’s true that all the men you knew were dealers
who said they were through with dealing
Every time you gave them shelter (2)

Fin octobre, l’annonce de la sortie de son dernier disque – You Want It Darker – m’avait rempli de joie. Je l’ai rapidement commandé au format vinyle, bien sûr. Le CD m’aurait été envoyé dans les prochains jours. Mais le vinyle ne sera disponible que plus tard. Qu’à cela ne tienne.

When they poured across the border
I was cautioned to surrender,
this I could not do;
I took my gun and vanished. (3)

L’écoute de (vrais) disques sur la platine conduit à la patience. Celle d’admirer d’abord la couverture. Celle de sortir précieusement le disque de sa pochette. Celle de le placer au centre de la platine et de lancer l’écoute. Celle d’accepter de se lever pour passer à la face B. Celle de le replacer enfin dans sa pochette puis de la ranger à la place qui lui est due. Continuer la lecture de « We will regret you so, Leonard »

Attention, série !

Vu dans le supplément du Nouvel Observateur, « Obsession » n° 14 de novembre 2013, cet article à propos de la très prometteuse série intitulée « Tunnel » déjà diffusée en Angleterre et qui débarquera sur Canal + en novembre.

tunnel

Il y a quelques jours en avant-première, j’ai eu l’occasion de visionner le premier épisode sur le site de Canal. Pour ne rien vous cacher, on va de rebondissements en rebondissements, l’intrigue se fait de plus en plus haletante, les personnages sont à la hauteur des événements qui s’enchainent. Quant à la scène finale de cet épisode, je ne vous en dirai rien. Ah non ! Terrible ! Terrifiante ! On en oublie tout simplement de respirer…

Ces personnages… Une Clémence Poésy en policière française chargée de l’enquête, entièrement impliquée par son boulot, quitte à paraître asociale. A ses côtés, Stephen Dillane, son alter ego britannique, plus âgé, tout au contraire tourné vers l’humain. L’intrigue commence avec ce cadavre découvert allongé dans le tunnel sous la Manche, exactement sur la ligne de démarcation entre la France et la Grande-Bretagne. Puis tout s’enchaîne… Canal+ a dévoilé les cinq premières minutes du premier épisode. Eh bien rien qu’au bout de ces cinq minutes il se passe quelque chose d’assez inattendu ; c’est le moins qu’on puisse dire :

A noter que  pour la première fois, Canal+ accompagne cette diffusion d’un véritable dispositif transmédia : Compte Facebook, compte Twitter, mails, et surtout le site du terroriste (www.canalplus.fr/truthterror) si l’on veut partir à sa chasse (où l’on peut également visionner ce premier épisode)…

Première diffusion le lundi 11 novembre sur Canal+ à 20h55 (à 22h20 sur Canal+ Décalé).

Lien :

http://www.canalplus.fr/c-series/pid6558-c-tunnel.html (L’espace consacré à la série sur le site de Canal+)

La valeur n’attend pas le nombre des années !…

Au détour d’un film, il arrive parfois d’être surpris par certains morceaux qui en composent (avec plus ou moins de bonheur selon les cas) la bande originale.

Ce fut le cas dans « Un bonheur n’arrive jamais seul » sorti en 2012, avec Sophie Marceau et Gad Elmaleh (entre autres). Une agréable comédie sentimentale bien menée ponctuée de quelques raretés soul et jazz.

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Le morceau en question (parmi quelques autres) qui m’a réellement surpris était ce passage extraordinaire interprété par un enfant, apparemment… Difficile de trouver… Vite, Shazam (*) ! Et de suite, l’application livre la réponse : la chanson est « Ain’t That Love » et tirée du disque « Tribute to Uncle Ray » sorti en 1962. Mais il y a plus surprenant : l’interprète en est le célèbre Stevie Wonder ! Enfant, disais-je ? Bon sang mais c’est bien sûr  ! Ce cher Stevie est né en 1950 et donc avait… douze ans lors de l’enregistrement de ce disque ! On peut y déceler une certaine prédisposition pour une wonder carrière… 🙂

Voici donc  « Ain’t That Love » du jeune Stevie Wonder :

Et comme dans ce disque il y a d’autres surprises, voici « Hallelujah, I Love Her So »

La valeur n’attend vraiment pas le nombre des années !…


(*) Shazam est une application disponible pour iPhone (mais aussi sur iPad, Android, Windows Phone, Windows 8, et BlackBerry). Lors d’une musique intéressante ou autre chanson inconnue, on démarre Shazam qui « écoute » et normalement donne en quelques secondes le titre du morceau, le disque et toutes les informations relatives. http://www.shazam.com

It’s only mystery

Il y a quelques jours, sur l’une des innombrables chaînes qu’on nous propose aujourd’hui, j’ai eu la surprise de revoir Subway. Ce film réalisé par Luc Besson en 1985. Isabelle Adjani, Christophe Lambert, et cette musique d’Eric Serra… Un passage m’avait particulièrement marqué : celui où l’on découvre le chanteur Arthur Simms interpréter « It’s only mystery ». Quelle séquence !

Arthur Simms connut son plus grand succès avec cette chanson de la BO de Subway. On peut lire de lui qu’il forma, avec son frère John, un duo qui accompagnait Michel Jonasz. La carrière d’Arthur Simms fut brillante, mais si courte : il mourut du Sida en 1987, à l’âge de34 ans (son frère John le rejoindra en 2008).

Dire que j’ai pu voir ce film lors de sa sortie en salle (oui, une chose que les moins de presque trente ans n’ont pas pu connaître), dans un cinéma qui n’existe d’ailleurs plus : c’était celui de Molsheim qui se trouvait alors non loin de la mairie, à la place duquel on trouve depuis un club de remise en forme (doit-on y voir une quelconque relation de cause à effet ?). :0)

Comme le temps passe. Et ces souvenirs qui surgissent au hasard de sollicitations diverses comme un film et une chanson…

It’s only mystery.

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18 septembre 1981 – Abolition de la peine de mort

C’était il y a trente-deux ans : l’abolition de la peine de mort en France.

 » Monsieur le président, mesdames, messieurs les députés, j’ai l’honneur, au nom du Gouvernement de la République, de demander à l’Assemblée nationale l’abolition de la peine de mort en France.

En cet instant, dont chacun d’entre vous mesure la portée qu’il revêt pour notre justice et pour nous, je veux d’abord remercier la commission des lois parce qu’elle a compris l’esprit du projet qui lui était présenté et, plus particulièrement, son rapporteur, M. Raymond Forni, non seulement parce qu’il est un homme de coeur et de talent, mais parce qu’il a lutté dans les années écoulées pour l’abolition.

Au-delà de sa personne et, comme lui, je tiens à remercier tous ceux, quelle que soit leur appartenance politique qui, au cours des années passées, notamment au sein des commissions des lois précédentes, ont également oeuvré pour que l’abolition soit décidée, avant même que n’intervienne le changement politique majeur que nous connaissons. Cette communion d’esprit, cette communauté de pensée à travers les clivages politiques montrent bien que le débat qui est ouvert aujourd’hui devant vous est d’abord un débat de conscience et le choix auquel chacun d’entre vous procèdera l’engagera personnellement.

Raymond Forni a eu raison de souligner qu’une longue marche s’achève aujourd’hui. Près de deux siècles se sont écoulés depuis que dans la première assemblée parlementaire qu’ait connue la France, Le Pelletier de Saint-Fargeau demandait l’abolition de la peine capitale. C’était en 1791. » (…)

Robert Badinter, garde des Sceaux, Assemblée nationale, première séance du 17 septembre 1981. (Source Assemblée Nationale)

« Extraits de la déclaration de Robert BADINTER, ministre de la Justice et garde des Sceaux, à l’Assemblée nationale, demandant l’abolition de la peine de mort. Il montre comment cette loi va dans le sens de l’histoire de France et explique pourquoi la peine de mort n’a aucune valeur dissuasive. »

« L’Assemblée nationale a adopté »…

Claude Debussy

22 août 1862 – 25 mars 1918

Il y a 151 ans naissait Claude Debussy.

Claude Debussy au piano l’été 1893 dans la maison de Luzancy (chez son ami Ernest Chausson)

Le « Claire de lune ». De la suite Bergamasque qui compte quatre mouvements :

• 1) Prélude
• 2) Menuet
• 3) Claire de Lune
• 4) Passepied

Quelle douceur…

Au piano : Mária Kovalszki – Academy of Music « Ferenc Liszt » à Budapest, le 3 avril 2005.

 

Exposition « Redécouvrir Jean Moulin »

Le 21 juin dernier, nous rendions déjà hommage à ce grand homme lors des célébrations du 70e anniversaire de son arrestation.

Un peu plus de deux semaines plus tard, le 8 juillet, il trouvait la mort.

Ce 8 juillet 2013, journée de mémoire, nous est proposée une exposition particulière qui permet de découvrir d’autres dimensions de ce héros de l’ombre.

« Le 8 juillet 1943 il y a tout juste soixante-dix ans – Jean Moulin, torturé par les nazis, mourrait des suites de ses blessures dans le train qui l’emmenait vers l’Allemagne. 70 ans après, on célèbre le héros de la Résistance, mais aussi l’artiste et grand amateur d’art. Une facette méconnue à découvrir ou redécouvrir jusqu’à fin décembre au Musée Jean Moulin à Paris.« 

Exposition « Redécouvrir Jean Moulin » – Collections inédites, jusqu’au 29 décembre 2013 – Musée Jean Moulin à Paris.

(Lire la suite de l’article sur http://culturebox.francetvinfo.fr >>>)

Par ailleurs, ce jour de triste anniversaire a été dévoilée par le Maire Bertrand Delanoë une plaque en hommage à Jean Moulin (12, rue Cassini, Paris 14) :

Jean Moulin, 8 juillet 1943

Iran : cri d’un peuple indigné (Reportage LCP-AN)

Iran : cri d’un peuple indigné

Commentaire du site LCP-AN à propos de ce document :

Face au vertige de l’information en continu, les documentaires imposent cette distance nécessaire pour une nouvelle expérience du réel.

Ainsi, l’écriture documentaire vient indispensablement renforcer les moyens d’expression et de connaissance proposés à l’antenne à travers les journaux, les magazines et autres débats.

Depuis de nombreuses années, LCP a choisi de faire la part belle à la démarche documentaire sur son antenne à travers une programmation sur-mesure et une politique de coproduction ambitieuse. LCP achète ou coproduit une cinquantaine de documentaires par an et collabore avec de nombreux producteurs porteurs de savoir-faire différenciés.

Source : http://www.lcp.fr/emissions/docs-ad-hoc/vod/148351-iran-cri-d-un-peuple-indigne
Publiée le 14/06/2013
Durée : 52mn

Ce reportage et bien d’autres sont en vente sur le site « Horizon Docs » et sont le fruit du travail de Jamshid Golmakani (Producteur-Réalisateur) que nous pouvons soutenir en faisant connaître ce site « horizondoc.jimdo.com » et en achetant les DVD de ces réalisations passionnantes.

http://horizondoc.jimdo.com/catalogue-catalogue/

Ainsi se tut Zarathoustra

Belle rencontre…

Tout a commencé avec cet article du 16 juin dernier publié à l’occasion des élections iraniennes. J’y ai découvert une vidéo présentant l’exposition « Perse et fracas » (organisée par Courrier International) que je vous reproduis :


Exposition « Perse et fracas » par courrierinternational

On y retrouve un certain Nicolas Wild qui nous présente son album « Ainsi se tut Zarathoustra ». Ni une ni deux, allons le commander !

Résistant aux sirènes de la facilité et de l’immédiateté – maux de notre société actuelle – je me rendais dans ma librairie préférée : « Au Poivre d’Âne » 46 quai François Mitterrand – Bâtiment de l’Armement – 13600 La Ciotat – Tél : 04 42 71 96 93. Excellent accueil, réconfortants sourires, rassurant professionnalisme, l’ouvrage était commandé. Quelques jours après, hier, j’allais le récupérer.

couverture

Je m’attendais à une BD (avec un grand format, type bande dessinée). Mais non : 24 cm x 16,5 cm. Près de 2 cm d’épaisseur. 221 pages. Noir et blanc. Ce type de format, me précise la libraire, un genre de « roman-graphique », se développe de plus en plus.

Comme nous l’expliquait Nicolas Wild dans la vidéo ci-dessus, c’est à un grand voyage que nous invite ce livre. Voici quelques informations complémentaires :

« Il s’en passe des choses dans la vie d’un graphiste globe-trotter. Nicolas Wild, à peine rentré à Paris, croise son amie Sophia, dont le père récemment décédé était une figure de la communauté zoroastrienne en Iran. Rien moins que l’une des plus anciennes religions monothéistes, après le judaïsme. Autour de cette personnalité hors du commun, Wild va découvrir plusieurs petits mondes qui se côtoient : les réfugiés afghans, la diaspora iranienne, un grand reporter, des artistes avant-gardistes… » (actuabd.com)

Continuer la lecture de « Ainsi se tut Zarathoustra »