Rendez-nous le Centre-Ville de La Ciotat !

Il est grand temps qu’à l’image d’innombrables villes de notre pays, le centre historique de La Ciotat sorte de son statut horrible et dégradant actuel et re-devienne le joyau de notre ville. Retour de la salubrité, de la propreté, retour durable des commerçants, retour de moyens d’accès compatibles à un bon fonctionnement desdits commerces… Mais pour cela, il faut une volonté qui ne peut venir que de la Mairie. Refaire le front de mer comme c’est le cas actuellement a sûrement une utilité. Prévoir un hôtel multi-étoilé à la place du Théâtre du Golfe et de l’ancienne caserne des pompiers répond sans doute à une logique identifiable. Mais finalement, lorsque toutes ces réalisations auront abouti, il ne restera plus – à deux pas du grandiose hôtel et de ce front de mer aux airs de Riviera – que ce pauvre centre-ville, déserté de tout commerce, noir de crasse et infréquentable en raison de l’insalubrité qui y règne : il sera devenu définitivement la verrue immonde de notre belle ville de La Ciotat. Loin, très loin des « chemins de l’excellence », vantés – il fut un temps pas si lointain – par une équipe municipale égarée depuis longtemps sur certains sentiers chimériques où le béton est roi, à mille lieues de certaines réalités du terrain…

Signons cette pétition.

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Sur le site de La Provence (13 mars 2013)

Syngué sabour : lu et vu

Syngué sabour

Tout a commencé, il y a quelques années, par une lecture formidable. Celle de ce livre qui, l’année même de sa parution, en 2008, obtint le Prix Goncourt.

En quatrième de couverture, ces quelques lignes :

Syngué sabour, n.f. (du persan syngue «pierre», et sabour «patiente»). Pierre de patience. Dans la mythologie persane, il s’agit d’une pierre magique que l’on pose devant soi pour déverser sur elle ses malheurs, ses souffrances, ses douleurs, ses misères… On lui confie tout ce que l’on n’ose pas révéler aux autres… Et la pierre écoute, absorbe comme une éponge tous les mots, tous les secrets jusqu’à ce qu’un beau jour elle éclate… Et ce jour-là on est délivré.

Atiq Rahimi en 2010Atiq Rahimi, l’auteur, est né le 26 février 1962 à Kaboul, Afghanistan. C’est un romancier et un réalisateur de double nationalité française et afghane. Il vit la guerre d’Afghanistan de 1979 à 1984, puis il se réfugie au Pakistan. Après avoir demandé l’asile politique à la France, il obtient son doctorat en audiovisuel à la Sorbonne. Pendant ce temps, son frère, communiste, resté en Afghanistan, est assassiné en 1989, mais Atiq Rahimi n’apprend sa mort qu’un an plus tard. Son premier long-métrage « Terre et Cendres » (Khâkestar-o-khâk), présenté dans la section Un Certain Regard au festival de Cannes 2004, a obtenu le Prix du Regard vers l’Avenir. Contrairement à ses trois premiers romans écrits en persan, Syngué Sabour, Pierre de patience, est directement écrit en français : « Il me fallait une autre langue que la mienne pour parler des tabous ». (Source : RFI)

syngue sabour golshifteh farhahani

En Afghanistan peut-être, ou ailleurs, une femme veille son mari blessé. Les heures et les jours passent tandis que la guerre approche. Et la langue de la femme se délie, tisse le récit d’une vie d’humiliations, dans l’espoir d’une possible rédemption…

Aujourd’hui, je découvrais un très beau film, diffusé par le cinéma Lumière, à La Ciotat.

Photographie Le MondeTrès fidèle au livre, quelle surprise de voir les représentations personnelles que livraient ce roman devenir mouvements, paroles et couleurs sur grand écran. Quelles images ! Et quelle actrice, Golshifteh Farahani ! Quelle présence. Quelle dimension. Quel plaisir de la retrouver, après l’extraordinaire film « A propos d’Elly » (Darbareye Elly), d’Asghar Farhadi. Syngué sabour a été tourné en persan et en dari, le persan afghan. « Golshifteh Farahani a été obligée d’apprendre ses dialogues en afghan sans y changer un seul mot. Les Iraniens, pour comprendre le film, doivent lire les sous-titres ». (Source : Marianne). La voir ainsi, aux côtés de son mari, au sol, inerte, blessé gravement, maintenu en vie on ne sait comment. La femme parle. Lui parle. Elle se confie. Très rapidement, la parole se libère. Tandis qu’au dehors, la menace est permanente. La tension toujours palpable. Des cris par-ci, un bombardement par-là. Des rafales d’armes automatiques au loin. Les chenilles d’un véhicule blindé qui s’approche dans un vacarme assourdissant. Et la femme tient. Elle est vivante. Une grande histoire. La puissance des mots. Tous comptes faits, qui mieux que la grande Golshifteh Farahani pouvait donner à ce rôle si particulier toute la dimension qui est la sienne.

Ne loupez pas ce film. Et en VO surtout, histoire d’apprécier pleinement cette oeuvre.

PS (08 août 2013) : Bonne nouvelle : le livre Syngué Sabour est également sorti en Poche (à partir de 5,70 €) ! Lien vers Amazon (ou passez chez votre libraire local, de préférence)…

• Liens :

Syngué Sabour :

Article sur le site Rue 89

Sur Marianne.net

Golshifteh Farahani :

Le très beau portrait « Mon nom est persane » de Elisabeth FRANCK-DUMAS sur next.liberation.fr

 

affiche syngue-sabour

Ciel !

Mon ciel

 

Une Lune un peu pressée de s’élever dans ce ciel que le Soleil éclaire encore ; ciel que rehaussent des nuages allant d’un jaune lumineux à un rose profond…

Ciel de fin février. Arbres encore nus. Ce vent trop froid.

– Lune, de là-haut, ne vois-tu pas poindre le printemps et son cortège de renaissances ?…

Rose de décembre

Malgré le vent, mind malgré le froid de ces derniers jours, elle a résisté pour nous offrir ces sublimes couleurs dont seules les roses ont le secret. Un peu de douceur dans ce monde de brutes…

Vous avez demandé La Poste ? Ne quittez pas !

Cette semaine, j’avais un peu de courrier à affranchir dont une enveloppe plus fournie qui méritait donc d’être pesée. Bref, direction La Poste ! Mon petit paquet de plis en main, je m’y rendis. Peu de monde. Une seule personne à un guichet : tout allait bien. Très rapidement ce fut mon tour…

Je saluais aimablement la postière, déposais mon pli en sur-poids sur sa balance, et expliquais la raison de ma venue (affranchissements, carnet de timbres)… C’est à ce moment précis que je pris conscience d’un certain décalage. En effet, la postière m’indiquais une machine sur le côté, pour affranchir mes lettres. Interloqué, je regardais autour de moi, me retournais même : non, point d’afflux soudain d’une centaine de personnes dans la Poste ; j’étais même à ce moment quasiment seul. Point de cohue en perspective, donc…

Je me souvint alors ne pas avoir de monnaie mais un billet de dix euros. Dans le même calme olympien, la même employée me désignais en la montrant de son doigt une autre machine couleur « jaune-poste » en m’indiquant que pour faire de la monnaie, c’était là-bas. Désemparé, je m’engageais alors vers ma nouvelle quête…

La Machine-à-faire-de-la-monnaie happe silencieusement mon billet avant de laisser choir dans un cliquetis bruyant un certain nombre de pièces (le compte y était).

Mon deuxième voyage me mena à la machine à affranchir. « Touchez l’écran », « Posez la lettre sur la balance », « Rapide », « Lettre verte », « Prioritaire » ? « Payez ». « Kling ! » fait la pièce se précipitant dans les entrailles de la machine. Une vignette tomba. Que je devais coller sur l’enveloppe en guise d’affranchissement. Suivirent quatre autres affranchissements de même type. Quatre pesages, quatre paiements, quatre vignettes à coller. Pour le carnet de timbres c’était pareil : toucher « Carnet de timbres », « Payer », « Ramassez ». Tout ceci sous le regard bienveillant d’une employée débordée.

Mon troisième voyage me conduisit devant la boîte d’envois. Hop ! Les lettres étaient en lieu sûr. J’étais encore étonné et surpris… Je ressortais de La Poste, un beau soleil m’accueillit. Et pour paraphraser le grand Michel Jonasz :

Un peu parti un peu naze
Je sors de la poste, ca gaze
Histoire de reprendre un peu
Le cours de ma vie.

Le 22 à Asnières, vous vous souvenez ?…

Une pure horreur

1942 – 2012 : 70 ans.

1942 : une année noire pour l’extermination des Juifs d’Europe.

Quelle cérémonie poignante, aujourd’hui, à la synagogue de la Victoire, à Paris. Les mots avaient une telle puissance. Les larmes versées une telle force.

Le Grand Rabbin de France Gilles Bernheim a dit : « 70 ans après la Shoah (…), l’antisémitisme renaît un peu partout de ses cendres »…

« Le premier meurtre d’enfants juifs depuis la Shoah a été perpétré cette année à Toulouse. Nous venons de vivre un tournant grave » a rappelé le Président du Consistoire central israélite de France, Joël Mergui.

Cérémonie particulière, aussi, car, fin juillet 1942 – soit une quinzaine de jours après l’effroyable événement de la rafle du Vélodrome d’Hiver – cette synagogue de la Victoire avait été vandalisée et profanée par des membres du « parti populaire français »…

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Là-haut

Tout s’est passé en quelques secondes. Un bruit. Un gros bruit dans le ciel. Le temps de lever le nez et voici une formation de huit aéronefs. Après deux photos moyennes (c’est qu’ils vont vite, ces engins !), patientant encore quelques instants espérant un prochain passage.

Un bruit.  Qui grandit. Oui ! Ce sont eux… Mais où ?… Et les voici majestueux, assourdissants, clic ! Enfin une photo acceptable. Mais me trompe-je ou s’agit-il bien de la Patrouille de France se produisant aux alentours et venant faire ses virages sur La Ciotat ?…

Enfin, il s’en passe des choses, là-haut !

Et le rideau sur la scène est tombé…

Et voilà, le Festival ciotaden « Musique en Vacances » s’est terminé samedi dernier. Il a duré du 8 au 28 juillet et a compté pas moins de 24 concerts dont 12 étaient proposés gratuitement.

Nous y avons vécu des moments inoubliables : la mise en place des salles, les répétitions des artistes, les repas partagés avec ces derniers qui nous amenaient parfois vers les 2 ou 3 heures du matin…

Il fallait tenir. Nous tenions. Nous avons tenu.

Magnifique équipe de bénévoles, extraordinaire expérience de fraternité et d’humilité – expérience épuisante, certes, mais ô combien gratifiante à bien des égards.

Il y aurait tant à dire sur tous ces concerts vécus durant ces vingt jours… Samedi soir, en particulier, à l’occasion du concert de clôture, nous avons connu un moment d’une grande rareté : un hommage grandiose au regretté Maurice André a été rendu par les deux grands trompettistes que sont Bernard Soustrot et Guy Touvron. Il fallait voir ça. Il fallait entendre ces sons et ces mots. Il fallait être là…

Bref, vous l’aurez compris : une formidable aventure humaine et artistique composée de joies, de doutes, de victoires, d’entraide, de sourires… Il restera pour mémoire le site officiel http://www.amei-festival-laciotat.fr/, la page Facebook et, plus grands, plus forts encore que tous ces supports électroniques, resteront nos plus beaux souvenirs…

Bon été encore à toutes et à tous !

Photo Laurent Karouby
L’extraordinaire Monique Borrelli, soprano colorature, l’après-midi de ce dernier jour, aux côtés du grand baryton Pierre Villa-Loumagne et d’Aurélie Lombard, formidable accordéoniste classique.

Opéra Molotov !

Connaissez-vous le duo Heiting-Soucasse ? Nous, oui. Ceux-là même qui s’illustrèrent dans leur décapant spectacle lyrico-déjanté intitulé « Bizet Etait Une Femme ». Inoubliable.

Ils nous offrent-là leur deuxième création « Opéra Molotov » (vu dans le Festival « Musique en Vacances » l’été dernier) dans le même registre : un pianiste classique/jazz en tous points génial et une cantatrice lyrique comme on n’en fait plus.

On ne ressort jamais d’un tel spectacle exactement comme on y est entré, mais allez-y quand même 🙂 !…

OPERA MOLOTOV
Cocktail Musical EXPLOSIF !!!
Spectacle donné dans le cadre de la 4ème Nuit des Cités
SAMEDI 23 JUIN
21h00
Cité de l’ABEILLE (La Ciotat)

Pour en savoir plus : http://duoheitingsoucasse.com/

PS : Nous parlions déjà de ce duo génial ici et là :

• Extravagance lyrico-déjantée…

• Retrouvailles déjantée…

 

Top Zéro…

Ici, nous sommes dans la neuvième circonscription des Bouches-du-Rhône. Ici, ça fait deux législatives qu’on nous impose des candidats hors PS (résultat des tractations nationales avec les partis amis)… Ici, nous sommes fatigués de constater cette catastrophe en cours dont personne ne veut – ou ne peut – prendre en compte…

Plaçons-nous au dessus des partis. Observons. Et que voyons-nous ?

Une candidature Front de Gauche, une candidature EELV, une candidature Extrême-Gauche, une candidature Divers Gauche… Grande dispersion. Mais le plus désolant est de constater que les deux principaux candidats, ceux d’EELV et du FG, ont le don de s’ignorer superbement et d’ignorer en même temps le risque qu’ils font courir aux milliers d’électrices et d’électeurs qui – comme nous – désespèrent de ne pas voir une Gauche unie pour ces élections : celui d’offrir sur un plateau la réélection de l’UMP sortant !

Oh, nous entendons déjà certains nous répondre « mais nous sommes en campagne depuis très longtemps maintenant », d’autres nous rétorquer « nous avons toute la légitimité pour mener cette campagne ! », bref : on n’est pas sortis de l’auberge, comme on dit.

Nous rêvons d’un monde où les candidat-e-s de la Gauche dans notre circonscription seraient UNE BONNE FOIS POUR TOUTES capables de faire passer l’intérêt général avant leurs intérêts particuliers.

Nous rêvons d’une Gauche locale où l’égo surdimensionné de chaque prétendant-e se transformerait en humilité.

Alors seulement nous pourrions raisonnablement réaliser cette mission qui est la nôtre : virer l’UMP sortant ! Car c’est loin d’être impossible (et c’est bien là le drame !)…

Mais ce n’est qu’un rêve… Pauvre Gauche locale ! En l’état actuel des choses, il est urgent de revenir sur terre : tout n’est et ne sera qu’illusions et hypocrisie…