Shapur Bakhtiar : qui s’en souvient ?…

Shapur Bakhtiar (né en 1914 à Kanarak, un village proche d’Isfahan), écrivain et politologue iranien, et dernier Premier ministre d’Iran sous le règne du Shah Mohammad Reza Pahlavi.

Il obtint son doctorat en Sciences politiques à Paris, à la Sorbonne, en 1939. Toujours opposé au totalitarisme, il participa à la guerre civile espagnole au sein des Brigades internationales contre le général Franco avant de se porter volontaire dans l’Armée française et de combattre contre l’occupation nazie dans le bataillon d’Orléans puis dans la Résistance française.

Il rertourne en Iran en 1946. En 1978, le pouvoir du Shah s’effondre. Bakhtiar sera nommé Premier ministre. La montée de l’ayatollah Khomeini ruina tous les espoirs et le Shah quitta l’iran en janvier 1979. Shapur Bakhtiar le suivra au mois d’avril et dirigera le Mouvement national de la Résistance iranienne. Continuer la lecture de « Shapur Bakhtiar : qui s’en souvient ?… »

« Theroun » – Téhéran

Quel film, les amis !

«Theroun» ou le vrai visage de l’Iran

(…) Autant de contraintes qui ont influencé son travail sur le plan technique. Tournant avec une équipe franco-iranienne réduite et des moyens léger, Nader T. Homayoun a dû s’en tenir à la règle de trois scènes par jour durant environ trois heures de tournage. Des scènes qui étaient immédiatement copiées et enregistrées sur plusieurs disques durs conservés à des endroits différents de la ville. (…) (source : swissinfo.ch)

Une belle émotion que ce film. Quel dépaysement aussi ! Ces vues de Téhéran dès le début, Ibrahim qui mendie un bébé dans les bras, jusqu’à la disparition de ce dernier et la découverte d’un trafic d’enfants… Rythme soutenu, humour, rebondissements, dialogues remarquables : ce film hors normes nous livre un véritable documentaire sur cette ville – que les riches appellent Téhéran et les pauvres, en argot « Theroun ». Continuer la lecture de « « Theroun » – Téhéran »

Après la condamnation d’Aung San Suu Kyi

Je me joins modestement au « tollé international après la condamnation d’Aung San Suu Kyi » (comme l’a écrit Libération).

Un manifestant brandit une photo de la Prix Nobel de la Paix, Aung San Suu Kyi, pour dénoncer sa détention. (Romeo Ranoco / Reuters) (Libération)

Condamnée à 18 mois de résidence surveillée par la junte militaire en place, cela empêchera la leader de l’opposition birmane de se présenter aux prochaines élections de 2010. Quand on se rappelle quel fut l’événement qui provoqua ce nouveau procès (un Américain – John Yettaw – avait réussi bizarrement à nager jusqu’à son domicile, situé au bord d’un lac) il y a fort à parier que cette mascarade ne soit la seule chose que trouva cette junte birmane pour empêcher Aung San Suu Kyi de participer au scrutin parlementaire de 2010…

Précisons que la détentrice du prix Nobel de la paix a déjà été privée de liberté 14 ans (sur les 20 dernières années).

La réaction internationale a pris une telle ampleur (UE, Nations unies par la voix de son secrétaire général Ban Ki-Moon, la Malaisie et l’Asean, le Premier ministre britannique Gordon Brown, les USA avec Hillary Clinton, sans oublier les ONG dont, bien sûr, Amnesty International et la FIDH) que début août, la junte au pouvoir avait ajourné le jugement de l’opposante.

SOS pour Aung San Suu Kyi

Soulignons les actions  – dont celle menée à l’initiative de Jane Birkin -, de l’association Info-Birmanie et du collectif SOS Aung San Suu Kyi : plusieurs artistes demandaient la libération sans condition de l’opposante, « seule Prix Nobel de la paix au monde à être incarcérée » (Libération).

Rappelons pour terminer qu’en 1990 à la tête de la Ligue nationale pour la démocratie (Parti démocrate), Aung San Suu Kyi avait remporté plus de 82 % des voix ! La junte militaire au pouvoir n’avait simplement pas accepté cette réalité-là…

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Pour plus d’informations
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http://www.info-birmanie.org/

http://janebirkin.net : le site officiel de Jane Birkin qui a écrit une chanson pour Aung San Suu Kyi qui figure dans son dernier album « Enfants d’Hiver »