Un jour parfait

Chers amis, chers collègues,

Bon, nous y sommes. 7 juillet, depuis le temps qu’on l’attendait…

C’est vraiment un jour parfait.

Bonnes vacances à tous et à tous.

La bière ne fait pas le moine

Variation de l’adage bien connu, figurant qu’il ne faut pas s’en rapporter aux apparences extérieures pour juger une personne – ou un objet, pour ce qui nous concerne. Objets inanimés avez-vous une âme ? demandait le poète.

C’est de bière dont il est question ici ; boisson dont certains moines ont su, par ailleurs, tirer une certaine quintessence. La bière qu’on dégustait il y a déjà 5000 ans, en Mésopotamie : des tablettes d’argile nous indiquent en effet la présence d’une boisson fermentée – dénommée « Sikaru » – élaborée à base de grains, qui était l’une des vingt variétés de bière consommées à Sumer, sous forme de pain liquide.

Plus proches de nous, c’est dans l’excellent établissement ciotaden « Le Caps », installé 29 quai François Mitterrand, que nous nous sommes retrouvés. Une équipe formidable, un accueil toujours extraordinaire, une ambiance chaleureuse et un choix de bières hallucinant que détaille un vertigineux tableau à l’entrée.

Et ce soir-là voilà ce qui nous fut servi :

Etonnant, non ? Cette expression, nécessairement chère à monsieur Cyclopède, ne doit pas détourner votre interrogation. Mais cessons de vous tourmenter ainsi. Il ne s’agit pas – bien évidemment – de monsieur et madame Guinness : la blanche est une « Corsendock Witte » (de Belgique) et la stout, une « Murène » (de Toulon). Excellentes toutes les deux. De belles découvertes qui confèrent à notre plaisir un petit supplément d’âme…

Objets inanimés avez-vous une âme, Qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ? Qu’il s’agisse de ce breuvage, de ces verres, de cette équipe ou de ce lieu, oui, assurément : nous aimons !


Le CAPS :  Bar à bières – 29 Quai François Mitterrand, 13600 La Ciotat.

Téléphone : 0673309485

Heures d’ouverture :

  • Lundi : 17:00-00:00
  • Mardi : 17:00-00:00
  • Jeudi : 17:00-00:00
  • Vendredi : 17:00-02:00
  • Samedi : 17:00-02:00
  • Dimanche : 11:00-00:00

Références diverses :

  • Milly ou la terre natale – Alphonse de LAMARTINE
  • La Minute nécessaire de monsieur Cyclopède –  Pierre DESPROGES

Un peu tiré par les cheveux ?

Il fallait que je partage ça…

De passage chez le coiffeur – ça m’arrive parfois – j’ai dû patienter quelques minutes. Je prends place sur un siège prévu à cet effet [mode Veille ON]. Observation des alentours. En face de moi, une famille. Assise, la maman tient le petit dernier dans les bras. A ses côtés, l’aîné (4 à 5 ans) et, sur le fauteuil, terminant de se faire couper les cheveux, le papa. Tout va bien. Jusque-là.

La papa en a terminé, il se lève et se met à discuter avec la coiffeuse qui se révèle être visiblement de sa famille. A ce moment – nul ne sait quelle mouche l’a piqué – le plus grand de 4 ou 5 ans se met à courir dans le salon [mode Veille OFF] dans tous les sens, gesticulant, passe piquer régulièrement des bonbons sur le comptoir, peu discrètement de surcroit, puis il arrive près d’un sèche-cheveux. Alors là… Ni une ni deux, le petit garçon met en marche l’engin. Soufflerie intense.

A ce moment précis, on peut percevoir que les parents sont un peu excédés. Si, si. Même si toute réaction se fait toujours attendre. Lorsque soudain, Lumière ! (Do you see the Light ?) Le papa prononce ces mots, synonymes du « Eureka », comme disait Archimède (toutes proportions étant gardées). Il dit donc :

– « Ahhhhh ! Mais je sais ! Il a eu une autre maîtresse aujourd’hui ! C’est sûrement pour ça ! »

Durant une fraction de seconde, je tente, abasourdi, de trouver quel rapport il… Mais le père poursuit aussitôt :

– « Encore une de ces maîtresses qui n’ont aucune autorité ! » (Suit une courte discussion sur le manque d’autorité de certains enseignants).

Nous y voilà ! Ben oui ! C’est quand même incroyable, ce manque d’autorité de la maîtresse, quand même ! A cause de son incompétence, voilà un enfant très, très, très mal élevé.  Pauvres parents. CQFD ! Ou plutôt : QED ! Quod erat demonstrandum, comme disait Euclide, cette fois.

Un peu tiré par les cheveux ? Oh Hé Hein Bon !

De RASED à RASEC

Drôle de titre me direz-vous. C’est cette proximité des deux acronymes qui avait retenu mon attention. Proximité à première vue du moins. Car dans le détail, rien ne permettrait de faire un parallèle entre ces deux suites d’initiales.

Le premier de ces acronymes, vous l’aurez deviné, concerne ma profession d’enseignant spécialisé, je travaille en effet dans le cadre d’un Réseau d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté (RASED, donc). Il s’agit – mais dois-je le rappeler – d’une structure d’aide à l’Ecole élémentaire, interne à l’Education nationale (les RASED qui avaient fait les frais de terribles coupes sombres, il y a quelques mandatures de cela).

Et depuis peu, dans le cadre de mes activités de radio-amateur, j’ai rejoint les rangs de la Sécurité Civile, dans le cadre de l’ADRASEC (Association Départementale de Radio-Amateurs au service de la SEcurité Civile) 13. La structure nationale est la FNRASEC : Fédération Nationale des Radio-Amateurs au service de la SEcurité Civile. Oui, vous l’avez repéré le fameux acronyme qui nous intéresse ici ? Un RASEC n’est rien de moins qu’un Radio-Amateur au service de la SEcurité Civile !

La FNRASEC c’est également une devise : « Une passion : la Radio – Un Idéal : Servir ». Qu’ajouter ?… C’est ainsi il y a quelques jours que j’ai été accueilli officiellement dans ce groupe de l’ADRASEC 13, à l’occasion de l’Assemblée Générale de l’association. Dans l’immédiat une belle photo de groupe illustre ce moment particulier. Et à l’avenir, je serai fier de servir dans les rangs des Radio-Amateurs au service de la Sécurité Civile.

Liens :

• ADRASEC 13 : http://adrasec13.free.fr

• FNRASEC : http://www.fnrasec.org

Voyage d’hiver

 

29 décembre. La fin des vacances et de l’année approche. Le moment de rentrer également. Sur la route, vers l’aéroport, et depuis ce matin, le blanc domine. Il n’a pas neigé, mais ces derniers jours, un froid certain s’est installé. Ainsi, tous les paysages, l’horizon, chaque arbre, chaque buisson, chaque toit, tout est blanc ; dehors, le givre règne en maître incontesté. D’ici bas regardant vers là-haut, rien. Le ciel, très bas, forme une masse opaque, les nuages épais tellement compressés ne laissent rien passer. Là, nous devinons le soleil, mais sans plus. Sa lumière nous rappelle seulement qu’il est bien présent.

 

L’avion prend de la vitesse. Nous sommes, durant un bref instant, collés au siège, avant de quitter la terre. Par le hublot, j’observe que cette dernière s’éloigne rapidement. Vers ce plafond blanchâtre. En moins de temps qu’il ne faut à le dire, la magie se produit. Notre aéroplane traverse vaillamment la masse cotonneuse compacte pour offrir à notre vue ébahie cette voûte bleutée et lumineuse d’une beauté indescriptible.

Rien n’est visible à terre ; le ciel traversé bouche à présent nos regards du haut vers le bas. Quelques minutes après toutefois, cette pellicule hivernale s’affaiblit. Plus tard encore, de nombreuses ouvertures laissent entrevoir le sol. Enfin. Puis les nuages disparaissent. De là-haut, quelle belle vision que ce sol montagneux, aux courbes arrondies régulières, sombre camaïeu de marron variant selon les rayons du soleil.

Le bleu profond de la mer annonce la fin proche du voyage. La Méditerranée ! Les îles du Frioul ! Là-bas le Château d’If ! Edmond Dantès. Peu après, grand virage à gauche, droit vers les terres. Perte d’altitude progressive. Le sol devient de plus en plus visible. Puis tout s’emballe. La descente. Toujours. Soudain la piste ! Atterrissage imminent. Attention à l’impact ! Impeccable.

Nous roulons à présent. Freinage. Fin du voyage.

La vie peut reprendre son cours.

 

We will regret you so, Leonard

Encore un grand, que dis-je, un immense artiste, qui nous quitte.

Suzanne takes you down to her place near the river
You can hear the boats go by
You can spend the night beside her (1)

Léonard COHEN, c’est cette voix, ces textes, ces mélodies.

It’s true that all the men you knew were dealers
who said they were through with dealing
Every time you gave them shelter (2)

Fin octobre, l’annonce de la sortie de son dernier disque – You Want It Darker – m’avait rempli de joie. Je l’ai rapidement commandé au format vinyle, bien sûr. Le CD m’aurait été envoyé dans les prochains jours. Mais le vinyle ne sera disponible que plus tard. Qu’à cela ne tienne.

When they poured across the border
I was cautioned to surrender,
this I could not do;
I took my gun and vanished. (3)

L’écoute de (vrais) disques sur la platine conduit à la patience. Celle d’admirer d’abord la couverture. Celle de sortir précieusement le disque de sa pochette. Celle de le placer au centre de la platine et de lancer l’écoute. Celle d’accepter de se lever pour passer à la face B. Celle de le replacer enfin dans sa pochette puis de la ranger à la place qui lui est due. Continuer la lecture de « We will regret you so, Leonard »

Hommage à cette Equipe Olympique de Réfugiés

Souvenons-nous des mots magnifiques de Thomas Bach, président du CIO, lors de la cérémonie d’ouverture des JO 2016 :

Dans l’esprit de la solidarité olympique et avec le plus grand respect, nous accueillons l’équipe olympique des réfugiés. Chers athlètes réfugiés : vous envoyez un message d’espoir aux millions de réfugiés dans le monde. Vous avez dû fuir vos maisons à cause de la violence, la faim, ou juste parce que vous étiez différents. Avec votre grand talent et votre humanité, vous apportez maintenant une belle contribution à la société. Dans cet univers olympique, nous ne faisons pas que tolérer la diversité. Dans cet univers olympique, nous vous accueillons comme un enrichissement de notre «Unité dans la diversité».

Les Jeux Olympiques 2016 sont à présent terminés. Le temps est venu de rendre avec humilité un hommage particulier à ces femmes et hommes qui ont su – ô combien brillamment – honorer les couleurs olympiques, devenues emblème de leur équipe olympique de réfugiés, symbole d’une triste actualité. Et quel plus bel hommage peut-on imaginer que de mettre en avant tous les résultats de cette équipe si particulière, dont – à quelques exceptions près – nous n’avons que très rarement et brièvement entendu parler.

Voici leurs résultats : Continuer la lecture de « Hommage à cette Equipe Olympique de Réfugiés »

Nous accueillons l’équipe olympique des Réfugiés.

« Nous vivons dans un monde de crises, de méfiance et d’incertitudes. Voici notre réponse olympique : Les dix-mille meilleurs athlètes du monde, en compétition les uns face aux autres, vivent pacifiquement ensemble au Village, partageant leurs repas et leurs émotions. Dans cet univers olympique, il y a une loi universelle pour tous. Dans cet univers olympique, nous sommes tous égaux. Dans cet univers olympique, nous voyons que les valeurs partagées par l’Humanité sont plus puissantes que les forces qui veulent nous diviser. Je vous lance un appel, athlètes olympiques : respectez-vous, respectez vous les uns les autres, respectez les valeurs olympiques qui rendent les Jeux Olympiques uniques pour vous et pour le monde entier ».

« Nous vivons dans un monde où l’égoïsme gagne du terrain, où certaines personnes prétendent être supérieures aux autres. Voici notre réponse olympique : Dans l’esprit de la solidarité olympique et avec le plus grand respect, nous accueillons l’équipe olympique des réfugiés. Chers athlètes réfugiés : vous envoyez un message d’espoir aux millions de réfugiés dans le monde. Vous avez dû fuir vos maisons à cause de la violence, la faim, ou juste parce que vous étiez différents. Avec votre grand talent et votre humanité, vous apportez maintenant une belle contribution à la société. Dans cet univers olympique, nous ne faisons pas que tolérer la diversité. Dans cet univers olympique, nous vous accueillons comme un enrichissement de notre « Unité dans la diversité ».

Thomas Bach, président du CIO

Voici l’incroyable accueil qui a été réservé par les nombreux spectateurs à l’Équipe Olympique de Réfugiés, au moment où ces dix athlètes entraient dans le stade Maracana, précédés par la bannière Olympique :

 

Mettons à présent un visage sur chaque nom de ces athlètes et faisons connaissance avec ce qui fut leur histoire, souvent incroyable et tellement dramatique… Continuer la lecture de « Nous accueillons l’équipe olympique des Réfugiés. »

Voyages sur les Ondes…

Tout le monde écoute la radio. Mais ne vous êtes-vous jamais demandé comment opère cette magie que l’on appelle « transmission sans fil » capable de véhiculer sons, images et autres données encore ?

Ce virus m’a gagné dans mes très jeunes années, alors que mon regretté père, radio-télégraphiste dans l’Armée de l’Air, faisait souvent de l’écoute sur un récepteur ondes-courtes à lampes (un BC-342, pour les connaisseuses et connaisseurs) que je possède toujours et qui démarre parfaitement, après l’habituel temps de « chauffe » et le ronronnement caractéristique qui l’accompagne. ;o)

bc342

Dans ma jeunesse, j’avais un petit poste radio et, plutôt que de m’attarder sur la bande FM, j’allais explorer les grandes ondes, à la rencontre de stations étrangères, ou les ondes courtes (le simple fait d’entendre d’autres langues me passionnait)…

A vingt ans, je me rapprochais d’un « Radio-Club » non loin de mon domicile (le Radio-Club F6KQV de Strasbourg) et je découvrais l’univers du « radioamateurisme ». Des Radioamateurs chevronnés me permirent de faire mes premiers pas dans ce qui allait devenir une réelle passion par la suite. Une fois par semaine, je m’y rendais et je suivais des cours de règlementation radioamateur, de technique également (électronique, montages, émission, réception, antennes, etc.) et enfin de télégraphie (le fameux code « Morse »).

Le jour de l’examen, en 1986 à la DTRE de Nancy, sur Minitel (eh oui !), il fallait répondre à des séries de questions (pour les licences F1 et F6) puis en plus – si l’on passait la licence F6 : examen de télégraphie.

Chaque radioamateur possède en effet un indicatif personnel et unique dans le monde, composé en France de la lettre F, puis, à l’époque, d’une lettre (A, B, C, D ou E) précisant la classe d’émission. Il existait alors pas moins de cinq licences différentes, FA1/FB1/FC1/FD1 et FE6 (cette dernière catégorie concernant les FD1 avec trois ans ou plus d’exercice).

Je reçus, une fois l’examen passé avec succès, mon certificat officiel délivré par l’administration (PTT Télécommunications – DTRE) daté du 10 mars 1986 et je découvris enfin mon indicatif : FC1LOC ! J’avais 21 ans.

Je n’avais pas passé la télégraphie et obtenais donc la Classe 2 d’émission (le fameux « C ») avec un accès aux bandes de fréquences supérieures aux 30 MHz uniquement (les bandes inférieures, dites « décamétriques », étaient réservées aux radioamateurs de Classe 1).

Je fis donc mes premiers pas sur la bande des « 2 mètres » : sur 144 MHz avec un petit émetteur-récepteur (que je possède toujours) et au sein du Radio-club, lorsque nous montions par exemple sur les points-hauts (au Champ du Feu en l’occurence) à l’occasion de concours (contests) type « Championnats de France » par exemple (il fallait dans un temps délimité – 24 heures, en général – cumuler le maximum de contacts dont la distance délivrait des points, ce qui permettait un classement final). Mais au-delà de cet esprit de compétition, il fallait voir l’ambiance, avec le montage de l’antenne, le démarrage du groupe électrogène, les premiers appels, les rares heures de sommeil, le froid du petit matin, bref : des moment toujours inoubliables.

Puis, après ces premiers instants, les aléas de la vie m’ont éloigné de l’activité radioamateur. Dix ans, vingt ans… Continuer la lecture de « Voyages sur les Ondes… »

Ode au Printemps

Vous souvenez-vous de la précédente équinoxe ? Celle du 23 septembre dernier ? Quelle que soit l’équinoxe, à cette date le jour et à la nuit ont exactement la même durée. Un phénomène possible grâce à l’alignement parfait du soleil avec l’équateur, il change d’hémisphère céleste. En septembre, la nuit va peu à peu gagner sur le jour (jusqu’au solstice d’hiver) alors qu’en mars, le jour va peu à peu gagner sur la nuit (jusqu’au 21 juin, date du solstice d’été).

Mais ici et maintenant, quel meilleur endroit peut-il y avoir au monde – que dis-je ! dans la galaxie ! – pour partir à la rencontre de ce printemps nouveau, que nos collines ? Ah, le Garlaban en pareille saison ! En route ! Par le chemin de la Treille. Continuer la lecture de « Ode au Printemps »