L’eau, quoi

En hébreu, l’eau se dit Mayim. Si l’on décompose ce terme, nous distinguons ma = « quoi » et yim = marque du pluriel masculin. Mayim / eau = « pluriel de quoi » ? Il est par ailleurs intéressant de constater que le lien entre « eau » et « quoi » est bien plus large que cela.

Voici quelques exemples de cette proximité bien particulière :

  • en latin :  aqua (eau) / quod (quoi) ;
  • en anglais, water (eau) / what (quoi) ;
  • en allemand, wasser (eau) / was (quoi) ;
  • en espagnol, agua (eau) / qué (quoi) ;
  • en maltais, ilma (eau) / liema (quoi) ;
  • en suédois, vatten (eau) / vad (quoi) ;
  • en galicien, auga (eau) / o que (quoi)…

Sans doute existe-t-il bien d’autres correspondances intéressantes.

L’eau, quoi.

 

300 !…

Chers amis,

Dans la vie d’un blog, il y aura toujours des étapes particulières qui donnent une occasion de faire un petit retour en arrière, un petit bilan, en quelque sorte.

L’occasion du jour est ce 300ème article !

Il y a un peu plus de quatre ans, ce 16 février 2009, lorsque je me lançais dans cette aventure, sacrifiant un peu à cette mode d’alors, les débuts ne furent pas totalement concluants. Le manque de temps en était la principale raison. Oh, alimenter un blog ne représente pas forcément un volume horaire terrifiant mais tout de même : il faut pouvoir s’y arrêter régulièrement, le plus régulièrement possible, en évitant quand même les (trop) longues interruptions.

Car le vrai début de ce blog – propulsé fièrement par WordPress – fut une longue interruption… Jusqu’à ce 27 juillet 2009 (cinq mois après le premier article, tout de même) où apparut un texte sur le Festival « Musique en vacances » d’alors qui venait de se terminer. Bon, un seul article en juillet. Doucement… Le vrai démarrage (si, si !) aura lieu en août avec cinq articles ; et idem en septembre. Le rythme était pris. Beaucoup de tâtonnements au démarrage. Le thème (l’habillage) a donné lieu à de nombreuses hésitations (c’est un euphémisme). La découverte des thèmes par défaut de WordPress allait amener une certaine stabilisation : Twenty Ten, Twenty Eleven, Twenty Twelve (le thème en cours) sans oublier la version Twenty Thirteen, déjà annoncée avec WordPress 3.6 dont la sortie est imminente.

Et depuis les origines, du côté des statistiques, nous avons enregistré jusqu’à ce jour près de 10.000 visites. Depuis quelques temps, il y a régulièrement entre 500 et 1000 connections par mois (dernier pic : le 7 avril 2013 avec presque 150 visiteurs). Et quel voyage les amis ! Voici une liste non exhaustive de la première centaine (environ) des pays visiteurs – selon l’ordre décroissant de fréquentation – illustrant à sa manière ces magnifiques mots de Khalil Gibran, qui figurent sur le fronton de mon blog : « La Terre est ma patrie et l’Humanité ma famille » :

France, United States, Ukraine, Great Britain, South Korea, Russian Federation, European country, China, Czech Republic, Belgium, Canada, Kuwait, Spain, Venezuela, Peru, Austria, Mexico, Ecuador, Kazakhstan, Colombia, Switzerland, Philippines, Netherlands, Indonesia, Japan, Israel, Taiwan, Chile, Tunisia, Germany,Argentina, Italy, Poland, Morocco, India, Belarus, Algeria, Brazil, Sweden, Republic of Serbia ,Thailand, Finland, Australia, Bolivia, Iran, New Zealand, United Arab Emirates, Mauritius, Pakistan, Honduras, Egypt, Latvia, Lithuania, Bangladesh, Malaysia, Niger, Syria, Bulgaria, Nigeria, Bosnia-Herzegovina, Hong Kong, Vietnam, Mongolia, Turkey, Greece, Malawi, Gabon, Guatemala, Jordan, Azerbaidjan, Macau, South Africa, Polynesia (French), Saudi Arabia, Ireland, Moldova, Estonia, Monaco, Cote D’Ivoire, Romania, New Caledonia (French), Lebanon, Puerto Rico, Palestinian Territories, Uruguay, Iraq, Luxembourg, Portugal, Norway, Qatar, Senegal, Mauritania, Yemen

Et les derniers mots de ce 300ème article, vous sont réservés. Vous les visiteuses et visiteurs réguliers ou occasionnels. Merci à vous. Et n’hésitez pas à me laisser un petit message à votre prochain passage ! 😉 Merci encore !

Et pour terminer sur ce thème du nombre 300, une petite illustration vidéo, un peu décalée. 🙂

Vous avez demandé La Poste ? Ne quittez pas !

Cette semaine, j’avais un peu de courrier à affranchir dont une enveloppe plus fournie qui méritait donc d’être pesée. Bref, direction La Poste ! Mon petit paquet de plis en main, je m’y rendis. Peu de monde. Une seule personne à un guichet : tout allait bien. Très rapidement ce fut mon tour…

Je saluais aimablement la postière, déposais mon pli en sur-poids sur sa balance, et expliquais la raison de ma venue (affranchissements, carnet de timbres)… C’est à ce moment précis que je pris conscience d’un certain décalage. En effet, la postière m’indiquais une machine sur le côté, pour affranchir mes lettres. Interloqué, je regardais autour de moi, me retournais même : non, point d’afflux soudain d’une centaine de personnes dans la Poste ; j’étais même à ce moment quasiment seul. Point de cohue en perspective, donc…

Je me souvint alors ne pas avoir de monnaie mais un billet de dix euros. Dans le même calme olympien, la même employée me désignais en la montrant de son doigt une autre machine couleur « jaune-poste » en m’indiquant que pour faire de la monnaie, c’était là-bas. Désemparé, je m’engageais alors vers ma nouvelle quête…

La Machine-à-faire-de-la-monnaie happe silencieusement mon billet avant de laisser choir dans un cliquetis bruyant un certain nombre de pièces (le compte y était).

Mon deuxième voyage me mena à la machine à affranchir. « Touchez l’écran », « Posez la lettre sur la balance », « Rapide », « Lettre verte », « Prioritaire » ? « Payez ». « Kling ! » fait la pièce se précipitant dans les entrailles de la machine. Une vignette tomba. Que je devais coller sur l’enveloppe en guise d’affranchissement. Suivirent quatre autres affranchissements de même type. Quatre pesages, quatre paiements, quatre vignettes à coller. Pour le carnet de timbres c’était pareil : toucher « Carnet de timbres », « Payer », « Ramassez ». Tout ceci sous le regard bienveillant d’une employée débordée.

Mon troisième voyage me conduisit devant la boîte d’envois. Hop ! Les lettres étaient en lieu sûr. J’étais encore étonné et surpris… Je ressortais de La Poste, un beau soleil m’accueillit. Et pour paraphraser le grand Michel Jonasz :

Un peu parti un peu naze
Je sors de la poste, ca gaze
Histoire de reprendre un peu
Le cours de ma vie.

Le 22 à Asnières, vous vous souvenez ?…

De l’enfant abîmé à l’adulte réussi…

Dans « le Nouvel Observateur » du 27 septembre, des extraits exclusifs du livre de Boris Cyrulnik, « Sauve-toi, la vie t’appelle ».

(…) De l’enfant abîmé à l’adulte réussi…

Depuis trente ans, à travers une vingtaine d’ouvrages, liant recherche fondamentale et expérience clinique, Boris Cyrulnik n’a cessé d’explorer cette notion complexe de « résilience », inventée par la psychologue américaine Emmy Werner, qu’il a été le premier en France à développer et à vulgariser. Résilience?? La capacité de l’être humain, s’il est bien entouré, à reprendre un développement « sain » après avoir été en état d’agonie psychique. Ou comment, à quelles conditions, un enfant abîmé peut-il devenir un adulte réussi?? Ce prodige-là, l’humanité en est capable. Ce n’est pas le moindre mérite de Boris Cyrulnik que de nous le rappeler ici. Et c’est en quoi son histoire, tragiquement exceptionnelle, touche à l’universel. (…) 

Un dossier extraordinaire à lire dans le Nouvel Obs du 27 septembre :

http://tempsreel.nouvelobs.com/le-dossier-de-l-obs/20120925.OBS3481/les-lecons-de-vie-de-boris-cyrulnik.html

Un livre à ne pas manquer…

http://www.amazon.fr/Sauve-toi-vie-tappelle-Boris-Cyrulnik/dp/2738128629

Plus de soixante ans ont passé…

Etonnante vidéo…

Dans les années 1950.

Le président égyptien Gamal Abdel Nasser explique devant une assemblée importante l’entretien qu’il avait eu en 1953 avec les Frères musulmans. Parmi les demandes de ces derniers : le port du voile pour toutes les femmes égyptiennes. Rires de Nasser, rires dans l’assemblée. « Je lui ai répondu que c’était revenir à l’époque où la religion gouvernait et où on ne laissait les femmes sortir qu’à la tombée de la nuit », ajoute Nasser.

Ceci se passe il y a soixante ans ! N’est-ce pas ahurissant ?… Soixante ans ont passé et qu’observe-t-on de nos jours – que d’aucuns pourraient appeler les « temps modernes » ? De plus en plus de pressions sont exercées sur les femmes de ce pays (entre autres pays). Comment pourraient-elles donc imaginer qu’il y avait soixante ans – plus d’un demi-siècle – leur sort fut incomparablement plus enviable qu’aujourd’hui… De nos jours où l’on a pu voir pour la première fois une Egyptienne présenter le journal à la télévision, voilée intégralement… Aujourd’hui où le voile intégral est brandi par certain-e-s comme symbole de liberté ou d’équilibre… En soixante ans, une pesante nuit est tombée sur ces pratiques. Les mutations de la société égyptienne actuelle le montrent. Triste, pénible obscurantisme.

Pour toutes ces femmes égyptiennes, et tant d’autres dans le monde dans le même cas, espérons qu’une nouvelle aube puisse bientôt se dessiner à l’horizon de la Laïcité, de la Liberté, et du Respect. Aube de l’Espérance. Une aube que nul voile ne pourrait dissimuler. Première aube avant qu’un grand soleil surgisse, imparable, éblouissant de sa belle, de sa grande, de sa pure lumière, et aille déloger jusque dans les moindres petits recoins de l’Humanité comme dans le coeur des Hommes, les dernières traces d’ombre, d’obscurité, de ténèbres.