Ode au Printemps

Vous souvenez-vous de la précédente équinoxe ? Celle du 23 septembre dernier ? Quelle que soit l’équinoxe, à cette date le jour et à la nuit ont exactement la même durée. Un phénomène possible grâce à l’alignement parfait du soleil avec l’équateur, il change d’hémisphère céleste. En septembre, la nuit va peu à peu gagner sur le jour (jusqu’au solstice d’hiver) alors qu’en mars, le jour va peu à peu gagner sur la nuit (jusqu’au 21 juin, date du solstice d’été).

Mais ici et maintenant, quel meilleur endroit peut-il y avoir au monde – que dis-je ! dans la galaxie ! – pour partir à la rencontre de ce printemps nouveau, que nos collines ? Ah, le Garlaban en pareille saison ! En route ! Par le chemin de la Treille. Continuer la lecture de « Ode au Printemps »

Lumière et ténèbres

Dans la même journée, croisant ce matin un arbre en fleurs, comme il y en a tant dans les environs, somptueux éclaireurs d’un printemps tout en promesses ; et ce soir, fermant les volets, apercevant cette lune si lourdement emprisonnée qu’on s’en inquiéterait presque : que de contrastes… Puisque les images valent mieux qu’un long discours, voici ces deux instantanés.

Blanc Ciel-Noir

Une forêt et la mer

En ce début du mois d’avril, alors que le soleil se montre de plus en plus actif et qu’il n’y a pas encore trop de monde par ici, quel plaisir de randonner.

Entre Bandol et Port d’Alon, le Chemin du Littoral nous réservait ses plus beaux atours. Parfait itinéraire pour une balade de reprise. Ce sentier menait jusqu’à cette longue plage. Premiers pieds dans l’eau, déjà si délicieusement supportable…

Ah, le printemps ! Celui que l’on ne prend jamais le temps de voir passer. Et pourtant ! Que peut-il y avoir de plus beau que ce réveil progressif d’une nature toujours surprenante. Ces petites feuilles, ces nouvelles branches, ces premières fleurs, quelles couleurs ! Continuer la lecture de « Une forêt et la mer »

Nouvel an des arbres

Le 15 janvier dernier, c’était la fête de Tou Bichvat « le quinze du mois de shevat » (« Tou » est en fait composé des lettres Tet et Vav dont la somme des valeurs numériques est 15). Le 15 shevat a lieu selon les années entre la mi-janvier et la mi-février.

« Il y a quatre dates de nouvel an. Le 1er Nissan, c’est le nouvel an des rois et des fêtes de pèlerinage. Le 1er Eloul, le nouvel an pour la dîme du bétail […]. Le 1er Tishri , le nouvel an pour les années, la shmita et le jubilé, pour les récoltes et les légumes.[…] Le 15 Shevat, le nouvel an des arbres. » (Mishna Rosh Hashana I, 1)

Tou Bichvat n’est pas un jour chômé. Il est actuellement considéré comme un jour joyeux au cours duquel on ne peut pas prononcer d’éloge funèbre ni observer de jeûne. Cette fête ne s’accompagne pas d’obligation particulière ; il est d’usage de consommer des repas de fruits.

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L’arbre est présent dans le judaïsme comme le montrent l’Arbre de vie et celui de la connaissance du Bien et du Mal. L’Arbre de vie symbolise la force de la vie et ses origines, l’importance des racines et le développement de la Vie. « L’arbre de vie s’étend du haut vers le bas et le soleil l’éclaire entièrement » (Zohar). L’Arbre de la connaissance du Bien et du Mal est une image allégorique du Livre de la Genèse suivant lequel Dieu planta dans le jardin d’Éden deux arbres mystérieux. « L’Éternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger, et l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal… L’Éternel Dieu prit l’homme et le plaça dans le jardin d’Éden… : ‘Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car, le jour où tu en mangeras, tu mourras.' » (Genèse, II).

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Les arbres ont de tout temps figuré dans les diverses traditions au travers des âges. Dès la plus haute antiquité l’olivier était cultivé par les Perses (-12000) et par les Egyptiens (-6000), qui l’utilisent dans les soins du corps et les rites funéraires. Continuer la lecture de « Nouvel an des arbres »

Rendez-nous le Centre-Ville de La Ciotat !

Il est grand temps qu’à l’image d’innombrables villes de notre pays, le centre historique de La Ciotat sorte de son statut horrible et dégradant actuel et re-devienne le joyau de notre ville. Retour de la salubrité, de la propreté, retour durable des commerçants, retour de moyens d’accès compatibles à un bon fonctionnement desdits commerces… Mais pour cela, il faut une volonté qui ne peut venir que de la Mairie. Refaire le front de mer comme c’est le cas actuellement a sûrement une utilité. Prévoir un hôtel multi-étoilé à la place du Théâtre du Golfe et de l’ancienne caserne des pompiers répond sans doute à une logique identifiable. Mais finalement, lorsque toutes ces réalisations auront abouti, il ne restera plus – à deux pas du grandiose hôtel et de ce front de mer aux airs de Riviera – que ce pauvre centre-ville, déserté de tout commerce, noir de crasse et infréquentable en raison de l’insalubrité qui y règne : il sera devenu définitivement la verrue immonde de notre belle ville de La Ciotat. Loin, très loin des « chemins de l’excellence », vantés – il fut un temps pas si lointain – par une équipe municipale égarée depuis longtemps sur certains sentiers chimériques où le béton est roi, à mille lieues de certaines réalités du terrain…

Signons cette pétition.

Lien :

Sur le site de La Provence (13 mars 2013)

Ciel !

Mon ciel

 

Une Lune un peu pressée de s’élever dans ce ciel que le Soleil éclaire encore ; ciel que rehaussent des nuages allant d’un jaune lumineux à un rose profond…

Ciel de fin février. Arbres encore nus. Ce vent trop froid.

– Lune, de là-haut, ne vois-tu pas poindre le printemps et son cortège de renaissances ?…