Voyages sur les Ondes…

Tout le monde écoute la radio. Mais ne vous êtes-vous jamais demandé comment opère cette magie que l’on appelle « transmission sans fil » capable de véhiculer sons, images et autres données encore ?

Ce virus m’a gagné dans mes très jeunes années, alors que mon regretté père, radio-télégraphiste dans l’Armée de l’Air, faisait souvent de l’écoute sur un récepteur ondes-courtes à lampes (un BC-342, pour les connaisseuses et connaisseurs) que je possède toujours et qui démarre parfaitement, après l’habituel temps de « chauffe » et le ronronnement caractéristique qui l’accompagne. ;o)

bc342

Dans ma jeunesse, j’avais un petit poste radio et, plutôt que de m’attarder sur la bande FM, j’allais explorer les grandes ondes, à la rencontre de stations étrangères, ou les ondes courtes (le simple fait d’entendre d’autres langues me passionnait)…

A vingt ans, je me rapprochais d’un « Radio-Club » non loin de mon domicile (le Radio-Club F6KQV de Strasbourg) et je découvrais l’univers du « radioamateurisme ». Des Radioamateurs chevronnés me permirent de faire mes premiers pas dans ce qui allait devenir une réelle passion par la suite. Une fois par semaine, je m’y rendais et je suivais des cours de règlementation radioamateur, de technique également (électronique, montages, émission, réception, antennes, etc.) et enfin de télégraphie (le fameux code « Morse »).

Le jour de l’examen, en 1986 à la DTRE de Nancy, sur Minitel (eh oui !), il fallait répondre à des séries de questions (pour les licences F1 et F6) puis en plus – si l’on passait la licence F6 : examen de télégraphie.

Chaque radioamateur possède en effet un indicatif personnel et unique dans le monde, composé en France de la lettre F, puis, à l’époque, d’une lettre (A, B, C, D ou E) précisant la classe d’émission. Il existait alors pas moins de cinq licences différentes, FA1/FB1/FC1/FD1 et FE6 (cette dernière catégorie concernant les FD1 avec trois ans ou plus d’exercice).

Je reçus, une fois l’examen passé avec succès, mon certificat officiel délivré par l’administration (PTT Télécommunications – DTRE) daté du 10 mars 1986 et je découvris enfin mon indicatif : FC1LOC ! J’avais 21 ans.

Je n’avais pas passé la télégraphie et obtenais donc la Classe 2 d’émission (le fameux « C ») avec un accès aux bandes de fréquences supérieures aux 30 MHz uniquement (les bandes inférieures, dites « décamétriques », étaient réservées aux radioamateurs de Classe 1).

Je fis donc mes premiers pas sur la bande des « 2 mètres » : sur 144 MHz avec un petit émetteur-récepteur (que je possède toujours) et au sein du Radio-club, lorsque nous montions par exemple sur les points-hauts (au Champ du Feu en l’occurence) à l’occasion de concours (contests) type « Championnats de France » par exemple (il fallait dans un temps délimité – 24 heures, en général – cumuler le maximum de contacts dont la distance délivrait des points, ce qui permettait un classement final). Mais au-delà de cet esprit de compétition, il fallait voir l’ambiance, avec le montage de l’antenne, le démarrage du groupe électrogène, les premiers appels, les rares heures de sommeil, le froid du petit matin, bref : des moment toujours inoubliables.

Puis, après ces premiers instants, les aléas de la vie m’ont éloigné de l’activité radioamateur. Dix ans, vingt ans…

Puis récemment, à l’occasion d’une catastrophe naturelle à l’autre bout du monde, j’entendis dans les médias parler de radioamateurs dépêchés sur les lieux afin de pallier aux déficits de communications (conséquences de nombreuses mises hors service après le violent tremblement de terre qui venait d’avoir lieu). Mais c’est bien sûr ! Quasi instantanément, le virus me reprit (j’en parlais déjà ici). Radioamateur pour venir en aide aux plus démunis : mais quelle démarche passionnante !

C’est ainsi que je remontais ma petite antenne 6 éléments et que je sortais du fond de l’armoire le petit émetteur-récepteur, son micro et son alimentation. Le câble coaxial raccordant l’émetteur à l’antenne, l’alimentation qui fonctionnait, l’émetteur qui démarrait ! Et les premiers contacts eurent lieu, sur 144 MHz, toujours. Je découvrais alors les radioamateurs des Bouches-du-Rhône et l’association ADREF13. Quel accueil extraordinaire !

QSO2

Mais ces plus de vingt ans passés éloignés de ce hobby m’apportaient une nouveauté de taille : la télégraphie n’était désormais plus d’actualité et les fréquences décamétriques étaient aussi accessibles aux anciennes « Classe 2 » – mon indicatif perdant le « C » devenait F1LOC (Foxtrott Un Lima Oscar Charlie, dans le langage radioamateur). Depuis très peu, je me suis équipé d’un émetteur-récepteur pour les bandes inférieures à 30 MHz (décamétrique) grâce auquel je réalisais il y a quelques jours un rêve que le jeune homme que j’étais espérait tellement : contacter le monde entier sur les bandes radioamateur. Voici un état des contacts réalisés récemment :

Mars 1986 – Mars 2016 : ne pouvais-je rêver – par ces passionnants voyages sur les ondes – meilleure célébration du trentième anniversaire de mon Certificat d’Opérateur du Service Amateur ?

TXDéca

Par ailleurs, j’ai eu l’honneur et le plaisir immense, cette année, de faire connaissance avec les radioamateurs de l’ADRASEC (Association Des RAdioamateurs pour la Sécurité Civile) que j’espère rejoindre le moment venu. Ce jour là, assurément, j’en parlerai ici !…

73 QRO les amis  !

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