La Patrie reconnaissante

Le Panthéon… Les images et sentiments intenses ressentis au plus profond de mon être, lors de la visite de ce monument bien particulier, il y a quelques temps, ne se sont pas estompées. Car ce lieu, prévu à l’origine au XVIIIe siècle pour être une église, est à bien des égards lieu de mémoire. Une mémoire de notre Histoire, de celles et ceux qui s’illustrèrent par le passé – au péril de leur vie pour certains – pour la grandeur de notre Pays.

Ainsi, lorsque j’ai appris la nouvelle, j’en fus réellement ému. Je veux parler de ce communiqué de presse intitulé « Héros et héroïnes au Panthéon pour incarner l’esprit de résistance ». A ce sujet, sur le blog du député Vincent FELTESSE nous pouvons lire ces mots :

En rendant hommage aux vingt-deux fusillés du Mont Valérien et en annonçant la panthéonisation, le 27 mai 2015, des résistant-e-s Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay, le président de la République a voulu célébrer aujourd’hui l’esprit de la Résistance et le collectif qui l’incarnait dans sa diversité.

Voici les quatre Grand-e-s qui rejoindront ce 27 mai 2015 le Panthéon :

Panthéon

Le président de la République, François Hollande, a prononcé au Mont-Valérien un discours en hommage à la Résistance. Il a annoncé l’entrée au Panthéon de Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay : 

A propos de ces illustres personnages :

Germaine Tillion, née le 30 mai 1907 à Allègre et morte le 19 avril 2008 à Saint-Mandé, est une ethnologue et une résistante française. Germaine Tillion suit une formation d’ethnologue auprès de Marcel Mauss et Louis Massignon. Licenciée en lettres, elle est diplômée de l’École pratique des hautes études, de l’École du Louvre, et de l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO). Entre 1934 et 1940, dans le cadre de sa thèse, elle réalise quatre séjours en Algérie pour étudier l’ethnie berbère des Chaouis présente dans l’Aurès.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Germaine_Tillion

Geneviève Germaine Marie Agnès de Gaulle, née le 25 octobre 1920 à Saint-Jean-de-Valériscle (Gard) et décédée le 14 février 2002 à Paris, est une résistante française, déportée en 1944, militante des droits de l’homme et présidente d’ATD Quart Monde de 1964 à 1998. Elle est une nièce de Charles de Gaulle. Résistante dès juin 1940 dans le Groupe du Musée de l’Homme, Geneviève de Gaulle multiplie les actions de renseignement et d’information, notamment au sein du réseau Défense de la France. Arrêtée par Pierre Bonny de la gestapo française, le 20 juillet 1943 et emprisonnée à Fresnes, elle est déportée au camp de concentration de Ravensbrück le 2 février 1944. Au camp, elle rencontre et se lie d’amitié avec quatre autres résistantes : Jacqueline Péry d’Alincourt, Suzanne Hiltermann, Anise Postel-Vinay et Germaine Tillion. En octobre 1944, elle est placée en isolement au « bunker » du camp. Cette décision est prise par Himmler afin de la garder en vie et de l’utiliser comme monnaie d’échange.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Geneviève_de_Gaulle-Anthonioz

Pierre Brossolette (Paris, 25 juin 1903 — Paris, 22 mars 1944), est un journaliste et homme politique socialiste français. Il fut un des principaux dirigeants et héros de la Résistance française.Au début de la Seconde Guerre mondiale, il rejoint l’armée avec le grade de lieutenant, est promu capitaine avant la défaite de la France et est décoré avec la première Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de Bronze, le 11 juillet 1940, en raison de son attitude au cours de la retraite de son unité. Hostile au régime de Vichy, il rejoint le Groupe du musée de l’Homme.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Brossolette

Jean Zay est un avocat et une personnalité politique française de la IIIe République né à Orléans (Loiret) le 6 août 19041 et mort assassiné par des miliciens à Molles (Allier) le 20 juin 1944. Au cours de sa vie, Jean Zay assure les fonctions de conseiller général, député du Loiret, sous-secrétaire d’État à la présidence du conseil et ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts. Au début de la Seconde Guerre mondiale, Jean Zay démissionne le 2 septembre 1939, pour rejoindre l’armée française et suivre le sort de sa classe d’âge. Son courage et son dévouement, au sein de la IVe armée, sont attestés par ses chefs militaires : « volontaire pour les missions les plus périlleuses et les plus délicates »…

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Zay 

Liens :

http://monjournaldedepute-feltesse.tumblr.com/

Liste des personnes inhumées au Panthéon de Paris

Vacances…

Chères amies, chers amis,

Nous y sommes. Que cette période fut pénible… Le mauvais temps récurrent contribua sans aucun doute à cette fatigue du moment. C’est donc avec une joie réelle que je vous souhaite – que vous partiez ou non là-haut, dans la montagne – d’excellentes vacances d’hiver. En attendant un printemps espéré qui tel un libérateur, viendra chasser froid et humidité pour installer peu à peu sa lumière renouvelée et sa chaleur balbutiante mais tellement bienfaisante, déjà…

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Sugar Man, modèle d’humilité

Lorsque je me suis rendu à l’Eden Théâtre, ce dimanche 9 février, je savais que j’allais voir un film documentaire de Malik Bendjelloul proposé par l’Association Art et Essai Lumière. Mais j’étais à mille lieues d’imaginer le choc que j’allais ressentir. Car ce fut véritablement le cas. Une telle émotion ! Quel film ! Passionnant de bout en bout, émouvant mais surtout déconcertant. Réellement. Il faut le voir pour le croire !

Nous faisons connaissance avec un musicien de rock & folk des années 70 aux Etats-Unis. Sixto Rodriguez – retenez ce nom – a enregistré deux albums sous le label Motown. Malheureusement, il ne perce pas. Ses disques sont ignorés. C’est un échec. Terrible. On dit qu’il se serait suicidé sur scène (en s’immolant ou en se tirant une balle dans la tête, selon les versions). Aux Etats-Unis, quasiment personne n’a entendu parler de Sugar Man / Sixto Rodriguez.

Un beau jour, une touriste américaine part voyager en Afrique du Sud, à une époque ou l’Apartheid était à son apogée. Dans ses bagages, elle avait une copie du premier disque de Sugar Man. De fil en aiguilles, ce disque fait le tour de beaucoup de monde, se diffusant comme une traînée de poudre. Au point que quelques mois, quelques années après, Sugar Man est devenu une immense vedette en Afrique du Sud. Ses disques battent des records de vente. Sa musique devient même un symbole de la lutte contre l’Apartheid. Toujours inconnu aux Etats-Unis, devenu une immense vedette en Afrique du Sud…  Incroyable. Plus de vingt ans après, en 1997, deux fans du Cap dont Stephen « Sugar » Segerman essayent d’en savoir plus sur cet énigmatique Sugar Man.  Ils se lancent dans cette quête espérant apprendre qui était ce chanteur, où il vivait, comment il a disparu. Une enquête qui réservera bien des surprises.

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Avertissement : Chère lectrice, cher lecteur, si vous n’avez pas encore vu ce film diffusé dans les réseaux Art et Essai, ne lisez pas la suite. Trop de choses y sont dévoilées qui vous gâcheraient votre perception du film lorsque vous le verrez…
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Les Professeurs sur scène

Après le Festival « Musique en Vacances » du mois de juillet, l’année passe, de septembre à juin, au fil des concerts proposés par l’association Passion’Arts qui prend en quelque sorte le relais, permettant aussi pour la plupart des bénévoles, de ne pas trop perdre le rythme. Et ce mois de février – en particulier – accueille traditionnellement (sixième édition tout de même) un mini-festival intitulé « Les Musicales de Février ». Un programme dense, varié, accueillant pas moins d’une dizaine de concerts.

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Or, ce soir, au Théâtre du Golfe, ce ne sont pas moins que les Professeurs du Conservatoire de La Ciotat, que dirige Roland DECHERCHI, qui étaient sur scène. A la baguette, Alexandre EGHIKIAN qui s’était illustré au piano ce mercredi 5 février dans le cadre enchanteur de l’Eden Théâtre : sur scène, il accompagnait alors à lui seul un film muet diffusé sur l’écran, établissant ainsi ce lien invisible avec les premiers temps d’un cinéma à bien des égards émouvant. Mais revenons à nos professeurs et leur concert.

Ils étaient plusieurs dizaines sur cette scène ; de loin, il semblait même que plus un seul centimètre carré n’était disponible. Et les musiques de films se succédèrent, qu’illustraient des extraits projetés sur écran, juste au-dessus de l’orchestre. Devant les prouesses de ces musiciens, nous aurions pu aisément songer à une excellente formation. Mais cela va bien au-delà de telles considérations. Car si chaque artiste est professeur au Conservatoire – nous l’avons dit – les voir, et les entendre – surtout – jouer ainsi n’est pas une habitude. J’ai même cru comprendre que c’était la première fois que cette expérience avait lieu. De plus, imaginez : il n’y a eu que deux répétitions (j’ai mes sources) :o) n’est-ce pas extraordinaire ? En effet, car ce concert le fut, ô combien. Chacune, chacun, dans sa spécialité a réellement excellé dans un équilibre admirable. Les multiples talents individuels se muaient en un tout sublime, explosaient en un splendide feu d’artifice musical. Quel moment, les amis ! Quelle émotion !

Et lorsque nous avons retrouvé ces artistes, un peu plus tard, au Conservatoire, pour partager un repas qui avait été organisé par les bénévoles de Passion’Arts, quel bonheur d’avoir pu ainsi échanger quelques mots, des regards, des sourires… Je me souviendrai longtemps de ce Concert des Professeurs du Conservatoire de La Ciotat et je ressentirai toujours la plus grande admiration pour chacune et chacun de ces artistes que j’espère retrouver au plus vite.

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