Les Ailes du Souvenir

Vingt-six ans déjà… Je me souviens fort bien avoir vu ce film lors de sa sortie en salle. Plutôt deux fois qu’une, tant cette oeuvre m’avait marquée. Ces images magnifiques, mais aussi cette dimension particulière dans laquelle le spectateur est plongé dès les premières secondes de la projection.

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Une amie récemment m’a remis sur la voie de ce film. Je n’y pensais plus depuis longtemps. Puis il y eut ce rappel inattendu et, brutalement, tout est remonté en mémoire. Berlin. Damiel, Cassiel, la trapéziste. L’éternité, le désir amoureux pour lequel Damiel sacrifiera son éternité. Ode à l’Humanité. Juxtaposition de solitudes…

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Ce film n’a pas vieilli. Il n’a pas pris une ride. Son atmosphère est restée intacte.

Anges, êtes-vous là ?…

1001. INSERT (34 sec.)
Une main qui écrit sur une feuille de papier :

Lorsque l’enfant était enfant,
il ne savait pas  
qu’il était enfant,
tout pour lui avait une âme.

FERMETURE EN FONDU

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VOIX DE DAMIEL :
« Lorsque l’enfant était enfant,
il marchait les bras ballants
il voulait que le ruisseau soit rivière
et la rivière, fleuve,
que cette flaque soit la mer.
Lorsque l’enfant était enfant,
il ne savait pas qu’il était enfant,
tout pour lui avait une  âme
et toutes les âmes étaient une.
Lorsque l’enfant était enfant,
il n’avait d’opinion sur rien,
il n’avait pas d’habitudes
il s’asseyait souvent en tailleur,
démarrait en courant,
avait une mèche rebelle
et ne faisait pas de mines quand on le photographiait. »

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Liens :

http://www.lacauselitteraire.fr/les-ailes-du-desir-de-wim-wenders

http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Ailes_du_désir

http://cinemasansfrontieres.free.fr/spip/spip.php?article220

Attention, série !

Vu dans le supplément du Nouvel Observateur, « Obsession » n° 14 de novembre 2013, cet article à propos de la très prometteuse série intitulée « Tunnel » déjà diffusée en Angleterre et qui débarquera sur Canal + en novembre.

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Il y a quelques jours en avant-première, j’ai eu l’occasion de visionner le premier épisode sur le site de Canal. Pour ne rien vous cacher, on va de rebondissements en rebondissements, l’intrigue se fait de plus en plus haletante, les personnages sont à la hauteur des événements qui s’enchainent. Quant à la scène finale de cet épisode, je ne vous en dirai rien. Ah non ! Terrible ! Terrifiante ! On en oublie tout simplement de respirer…

Ces personnages… Une Clémence Poésy en policière française chargée de l’enquête, entièrement impliquée par son boulot, quitte à paraître asociale. A ses côtés, Stephen Dillane, son alter ego britannique, plus âgé, tout au contraire tourné vers l’humain. L’intrigue commence avec ce cadavre découvert allongé dans le tunnel sous la Manche, exactement sur la ligne de démarcation entre la France et la Grande-Bretagne. Puis tout s’enchaîne… Canal+ a dévoilé les cinq premières minutes du premier épisode. Eh bien rien qu’au bout de ces cinq minutes il se passe quelque chose d’assez inattendu ; c’est le moins qu’on puisse dire :

A noter que  pour la première fois, Canal+ accompagne cette diffusion d’un véritable dispositif transmédia : Compte Facebook, compte Twitter, mails, et surtout le site du terroriste (www.canalplus.fr/truthterror) si l’on veut partir à sa chasse (où l’on peut également visionner ce premier épisode)…

Première diffusion le lundi 11 novembre sur Canal+ à 20h55 (à 22h20 sur Canal+ Décalé).

Lien :

http://www.canalplus.fr/c-series/pid6558-c-tunnel.html (L’espace consacré à la série sur le site de Canal+)

La valeur n’attend pas le nombre des années !…

Au détour d’un film, il arrive parfois d’être surpris par certains morceaux qui en composent (avec plus ou moins de bonheur selon les cas) la bande originale.

Ce fut le cas dans « Un bonheur n’arrive jamais seul » sorti en 2012, avec Sophie Marceau et Gad Elmaleh (entre autres). Une agréable comédie sentimentale bien menée ponctuée de quelques raretés soul et jazz.

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Le morceau en question (parmi quelques autres) qui m’a réellement surpris était ce passage extraordinaire interprété par un enfant, apparemment… Difficile de trouver… Vite, Shazam (*) ! Et de suite, l’application livre la réponse : la chanson est « Ain’t That Love » et tirée du disque « Tribute to Uncle Ray » sorti en 1962. Mais il y a plus surprenant : l’interprète en est le célèbre Stevie Wonder ! Enfant, disais-je ? Bon sang mais c’est bien sûr  ! Ce cher Stevie est né en 1950 et donc avait… douze ans lors de l’enregistrement de ce disque ! On peut y déceler une certaine prédisposition pour une wonder carrière… 🙂

Voici donc  « Ain’t That Love » du jeune Stevie Wonder :

Et comme dans ce disque il y a d’autres surprises, voici « Hallelujah, I Love Her So »

La valeur n’attend vraiment pas le nombre des années !…


(*) Shazam est une application disponible pour iPhone (mais aussi sur iPad, Android, Windows Phone, Windows 8, et BlackBerry). Lors d’une musique intéressante ou autre chanson inconnue, on démarre Shazam qui « écoute » et normalement donne en quelques secondes le titre du morceau, le disque et toutes les informations relatives. http://www.shazam.com