Ils étaient sept moines…

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Ils étaient sept. Sept moines. Tous appartenant à l’Ordre cistercien de la stricte observance. Des moines que l’on appelle plus familièrement « trappistes ». Dans les années 1990, ces moines officiaient dans le Monastère Notre-Dame de l’Atlas, à Tibhirine, en Algérie. Ils menaient leur vie, vivaient leur foi en lien avec les populations locales. C’est en 1996, dans la nuit du 26 et du 27 mars, en pleine guerre civile algérienne, qu’ils seront enlevés, séquestrés pendant deux mois puis assassinés, fin mai, non loin de Médéa.

Aujourd’hui, les familles de ces moines cisterciens seront reçues par le Président de la République Française. Car en plus de l’horreur absolue que représente ces lâches assassinats, il a été précisé que seules les têtes des victimes avaient été retrouvées, au bord d’une route de montagne, mais non les corps.

C’est le célèbre juge antiterroriste Marc Trévidic qui, depuis deux ans, est chargé de l’enquête ; or les difficultés restent importantes pour ce juge qui se heurte à nombre d’obstacles : les autorités algériennes ne l’ont toujours pas autorisé à se rendre en Algérie, n’appréciant guère qu’un magistrat français veuille ainsi enquêter sur un sujet – toujours – si sensible. En janvier 2012 le juge Marc Trévidic avait adressé, avec l’assentiment des familles des moines, une commission rogatoire internationale à l’Algérie, en vue de procéder à l’autopsie des sept crânes des moines et d’interroger une vingtaine de témoins. Précisons que si la thèse de représailles du mouvement GIA semblait évidente au départ, l’hypothèse actuelle pencherait davantage vers une bavure de l’armée algérienne. Ceci expliquerait sans doute le blocage des autorités de ce pays…

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En vue des Européennes 2014

Voilà, j’ai adressé ma lettre de candidature à Harlem Désir pour les élections européennes de mai 2014. Nous avions jusqu’à vendredi minuit pour le faire, comme cela était précisé dans la Circulaire interne n° 1388. Mon courrier est bien arrivé à temps.  (Mais tout ça, la NSA le savait déjà…) ;o)

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Les sièges à pourvoir seront répartis entre les circonscriptions inter-régionales suivantes :

  • Nord-Ouest (Basse-Normandie, Haute-Normandie, Nord-Pas-de-Calais, Picardie) ;
  • Ouest (Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes) ;
  • Est (Alsace, Bourgogne, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Lorraine) ;
  • Massif central-Centre (Auvergne, Centre, Limousin) ;
  • Sud-Ouest (Aquitaine, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées) ;
  • Sud-Est (Corse, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes) ;
  • Île-de-France ;
  • Outre-Mer.

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Trente années plus tard

Ce jour du 20 octobre est un jour particulier. Non point celui de la naissance de quelqu’un d’illustre ni même celui d’une bataille célèbre (combien de ces dates devions-nous apprendre par cœur, jadis), mais le jour anniversaire de mon entrée dans la grande famille (disions-nous antan) de l’Education nationale.

L’an dernier l’émotion était déjà au rendez-vous à l’évocation de ce moment particulier. Mais cette année ça tombe juste ! Trente petites années après… Un petit regard derrière moi s’impose.

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Ce 20 octobre 1983, j’avais pris le train très tôt le matin à la gare de Molsheim (le permis de conduire n’était pas encore d’actualité). Il faisait encore nuit. Sélestat, tout le monde descend ! Je pris la direction sud-ouest et sortais de la gare SNCF. Je rejoignis l’avenue de la Gare (évidemment) sur 150 mètres avant de prendre à droite sur 87 mètres. Il faisait froid ; la nuit était toujours là. Je tournais alors légèrement à gauche sur la D1059, sur une trentaine de mètres, avant d’aborder les prochains 600 mètres sur la D1083. J’arrivais alors, quelques instants plus tard, rue Schwilgué ; je marchais 130 mètres avant d’arriver rue Aristide Briand dont je parcourus 64 mètres. Les premières lueurs du jour commençaient à paraître. Je pris alors à gauche et, 78 mètres plus tard, j’arrivais à l’adresse de destination : « 1 rue Froehlich – 67604 Sélestat », devant l’imposante bâtisse de l’Ecole normale d’instituteurs !

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Des futurs collègues étaient déjà là. Nous nous connaissions déjà pour la plupart : les trois sessions du concours d’admission n’étaient pas si loin et toutes les épreuves ont créé des liens. L’accueil fut sympathique. Quel endroit ! Moment officiel : l’accueil de la directrice, Mme Marie MAES (dont je me souviens encore assez bien). Après un moment à dominante administrative, en avant pour la présentation des salles de cours, de la salle de sciences, de la salle de musique, du réfectoire, de l’école d’application qui jouxtait l’Ecole normale, bref : une journée fort chargée. Le moment de rentrer était déjà là. Nous avions fait connaissance avec cette École où nous allions passer trois ans. Je serais heureux de revoir cet imposant bâtiment qui cessa d’être École normale d’instituteurs depuis longtemps. Lors d’un prochain séjour en Alsace, sans doute.

Je rentrais comme j’étais arrivé : par le train, dans le froid et sous un ciel quasi nocturne. Je n’avais pas vingt ans. Quelques mois auparavant je passais mon bac. Il y avait à présent ces doutes, cette inquiétude, cette inconscience aussi ; ainsi se matérialisait la transition entre la fin d’une confortable adolescence et le début d’une vie professionnelle. Nous étions alors « élèves-instituteurs ».

Et voilà, trente petites années plus tôt !

L’eau, quoi

En hébreu, l’eau se dit Mayim. Si l’on décompose ce terme, nous distinguons ma = « quoi » et yim = marque du pluriel masculin. Mayim / eau = « pluriel de quoi » ? Il est par ailleurs intéressant de constater que le lien entre « eau » et « quoi » est bien plus large que cela.

Voici quelques exemples de cette proximité bien particulière :

  • en latin :  aqua (eau) / quod (quoi) ;
  • en anglais, water (eau) / what (quoi) ;
  • en allemand, wasser (eau) / was (quoi) ;
  • en espagnol, agua (eau) / qué (quoi) ;
  • en maltais, ilma (eau) / liema (quoi) ;
  • en suédois, vatten (eau) / vad (quoi) ;
  • en galicien, auga (eau) / o que (quoi)…

Sans doute existe-t-il bien d’autres correspondances intéressantes.

L’eau, quoi.

 

It’s only mystery

Il y a quelques jours, sur l’une des innombrables chaînes qu’on nous propose aujourd’hui, j’ai eu la surprise de revoir Subway. Ce film réalisé par Luc Besson en 1985. Isabelle Adjani, Christophe Lambert, et cette musique d’Eric Serra… Un passage m’avait particulièrement marqué : celui où l’on découvre le chanteur Arthur Simms interpréter « It’s only mystery ». Quelle séquence !

Arthur Simms connut son plus grand succès avec cette chanson de la BO de Subway. On peut lire de lui qu’il forma, avec son frère John, un duo qui accompagnait Michel Jonasz. La carrière d’Arthur Simms fut brillante, mais si courte : il mourut du Sida en 1987, à l’âge de34 ans (son frère John le rejoindra en 2008).

Dire que j’ai pu voir ce film lors de sa sortie en salle (oui, une chose que les moins de presque trente ans n’ont pas pu connaître), dans un cinéma qui n’existe d’ailleurs plus : c’était celui de Molsheim qui se trouvait alors non loin de la mairie, à la place duquel on trouve depuis un club de remise en forme (doit-on y voir une quelconque relation de cause à effet ?). :0)

Comme le temps passe. Et ces souvenirs qui surgissent au hasard de sollicitations diverses comme un film et une chanson…

It’s only mystery.

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Il était temps…