Précieuse Education

Admirable Malala Yousafzai. Mais oui ! Les habitués du Blog se souviendront d’un précédent article concernant la jeune pakistanaise, le 9 janvier dernier. Extraordinaire Malala qui était hospitalisée depuis la mi-octobre en Angleterre suite à un dramatique attentat.

Un petit rappel :

Militante des droits de l’Homme au Pakistan, elle est connue pour son combat pour le droit des femmes à l’éducation. Agée de 14 ans, elle survécut miraculeusement, mardi 9 octobre, à une tentative d’assassinat perpétrée par les talibans. « L’un d’eux, qui avait une petite barbe, est monté et à demandé aux enfants laquelle d’entre elles était Malala. Il a tiré trois fois : la première balle a atteint Malala à la tête, la seconde a frappé l’épaule d’une de ses camarades d’école et la troisième a légèrement blessé une autre fille à la jambe ».

Malala BBC
Image tirée de l’extrait visible sur le site http://www.bbc.co.uk

Malala la rescapée est accueillie ce jour, vendredi 12 juillet 2013, au siège de l’ONU, à New York, où – le jour de son 16e anniversaire – elle s’exprimera au sujet de l’Education devant le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, Gordon Brown, ancien Premier ministre britannique, envoyé spécial à l’ONU pour l’Education, et plusieurs centaines de jeunes de 12 à 25 ans représentant 85 pays.

Quel moment !…

Retrouvez l’article évoquant cet événement sur le site de Libération.

Liens :

– La pétition de Malala : https://secure.aworldatschool.org/page/s/stand-with-malala
– Sur le site de la BBC (en anglais), un extrait vidéo de son intervention
– Le Blog de Malala Yousafzai : http://www.malala-yousafzai.com
– Le dossier spécial Malala Yousafzai sur le site Slate.fr

Une voix, un être merveilleux…

Natalie Dessay

Copie-de-Natalie-Dessay-(c)-Simon-Fowler

A-t-on encore besoin de présenter cette étoile ? Celle qui trône au firmament de mon panthéon personnel, qui fut capable de monter jusqu’au contre-la ! Soprano coloratura et exquise comédienne, Natalie Dessay me laisse sans voix.

Voici un très beau reportage de la chaîne Mezzo qui nous laisse découvrir plusieurs facettes de ce diamant précieux et pur. S’y livre une artiste éclatante, une maman sensible, une amie pleine d’humour. Je vous laisse apprécier.

Une voix, un être merveilleux…


Liens :

• http://www.natalie-dessay.com : le site officiel

• Natalie Dessay sur Wikipepdia

• A propos du documentaire « Traviata et nous » (http://www.lemonde.fr/culture)

• http://www.mezzo.tv

 

 

Exposition « Redécouvrir Jean Moulin »

Le 21 juin dernier, nous rendions déjà hommage à ce grand homme lors des célébrations du 70e anniversaire de son arrestation.

Un peu plus de deux semaines plus tard, le 8 juillet, il trouvait la mort.

Ce 8 juillet 2013, journée de mémoire, nous est proposée une exposition particulière qui permet de découvrir d’autres dimensions de ce héros de l’ombre.

« Le 8 juillet 1943 il y a tout juste soixante-dix ans – Jean Moulin, torturé par les nazis, mourrait des suites de ses blessures dans le train qui l’emmenait vers l’Allemagne. 70 ans après, on célèbre le héros de la Résistance, mais aussi l’artiste et grand amateur d’art. Une facette méconnue à découvrir ou redécouvrir jusqu’à fin décembre au Musée Jean Moulin à Paris.« 

Exposition « Redécouvrir Jean Moulin » – Collections inédites, jusqu’au 29 décembre 2013 – Musée Jean Moulin à Paris.

(Lire la suite de l’article sur http://culturebox.francetvinfo.fr >>>)

Par ailleurs, ce jour de triste anniversaire a été dévoilée par le Maire Bertrand Delanoë une plaque en hommage à Jean Moulin (12, rue Cassini, Paris 14) :

Jean Moulin, 8 juillet 1943

Iran : cri d’un peuple indigné (Reportage LCP-AN)

Iran : cri d’un peuple indigné

Commentaire du site LCP-AN à propos de ce document :

Face au vertige de l’information en continu, les documentaires imposent cette distance nécessaire pour une nouvelle expérience du réel.

Ainsi, l’écriture documentaire vient indispensablement renforcer les moyens d’expression et de connaissance proposés à l’antenne à travers les journaux, les magazines et autres débats.

Depuis de nombreuses années, LCP a choisi de faire la part belle à la démarche documentaire sur son antenne à travers une programmation sur-mesure et une politique de coproduction ambitieuse. LCP achète ou coproduit une cinquantaine de documentaires par an et collabore avec de nombreux producteurs porteurs de savoir-faire différenciés.

Source : http://www.lcp.fr/emissions/docs-ad-hoc/vod/148351-iran-cri-d-un-peuple-indigne
Publiée le 14/06/2013
Durée : 52mn

Ce reportage et bien d’autres sont en vente sur le site « Horizon Docs » et sont le fruit du travail de Jamshid Golmakani (Producteur-Réalisateur) que nous pouvons soutenir en faisant connaître ce site « horizondoc.jimdo.com » et en achetant les DVD de ces réalisations passionnantes.

http://horizondoc.jimdo.com/catalogue-catalogue/

Ainsi se tut Zarathoustra

Belle rencontre…

Tout a commencé avec cet article du 16 juin dernier publié à l’occasion des élections iraniennes. J’y ai découvert une vidéo présentant l’exposition « Perse et fracas » (organisée par Courrier International) que je vous reproduis :


Exposition « Perse et fracas » par courrierinternational

On y retrouve un certain Nicolas Wild qui nous présente son album « Ainsi se tut Zarathoustra ». Ni une ni deux, allons le commander !

Résistant aux sirènes de la facilité et de l’immédiateté – maux de notre société actuelle – je me rendais dans ma librairie préférée : « Au Poivre d’Âne » 46 quai François Mitterrand – Bâtiment de l’Armement – 13600 La Ciotat – Tél : 04 42 71 96 93. Excellent accueil, réconfortants sourires, rassurant professionnalisme, l’ouvrage était commandé. Quelques jours après, hier, j’allais le récupérer.

couverture

Je m’attendais à une BD (avec un grand format, type bande dessinée). Mais non : 24 cm x 16,5 cm. Près de 2 cm d’épaisseur. 221 pages. Noir et blanc. Ce type de format, me précise la libraire, un genre de « roman-graphique », se développe de plus en plus.

Comme nous l’expliquait Nicolas Wild dans la vidéo ci-dessus, c’est à un grand voyage que nous invite ce livre. Voici quelques informations complémentaires :

« Il s’en passe des choses dans la vie d’un graphiste globe-trotter. Nicolas Wild, à peine rentré à Paris, croise son amie Sophia, dont le père récemment décédé était une figure de la communauté zoroastrienne en Iran. Rien moins que l’une des plus anciennes religions monothéistes, après le judaïsme. Autour de cette personnalité hors du commun, Wild va découvrir plusieurs petits mondes qui se côtoient : les réfugiés afghans, la diaspora iranienne, un grand reporter, des artistes avant-gardistes… » (actuabd.com)

Continuer la lecture de « Ainsi se tut Zarathoustra »

Une histoire de maillot…

En Iran, un record de la natation non validé pour une tenue « pas assez conforme à la charia »

Elle dit avoir battu le record de la natation en mer des femmes, après avoir nagé 20 kilomètres dans la mer Caspienne. Elham Asghari, l’Iranienne de 32 ans, a nagé, le 11 juin, pendant huit heures dans une plage consacrée aux femmes au nord de l’Iran, près de la ville de Noshahr, en présence d’un représentant de la Fédération de la natation. En sortant de l’eau, on lui a tout de même annoncé que la sous-ministre des affaires des femmes et du sport, Marzieh Akbarabadi, avait refusé d’enregistrer son record, prétextant que sa tenue n’était pas « assez conforme à la charia. » >>> [Lire l’article sur http://keyhani.blog.lemonde.fr]…

Une histoire de trésor…

La synagogue Tempel - Cracovie

Il y a très longtemps, dans la ville de Cracovie, vivait un vieillard pieux et généreux qui s’appelait Izy. Plusieurs nuits de suite, il rêva qu’il allait à Prague et arrivait sur un pont au-dessus d’une rivière.

Il rêva que sur l’une des berges de la rivière, sous le pont, se trouvait un bel arbre feuillu. Il rêva que lui-même creusait un puits à côté de l’arbre et que, de ce puits, il sortait un trésor qui lui apportait bien-être et tranquillité pour le restant de ses jours.

Au début, Izy ne lui accorda que peu d’importance. Mais, comme ce rêve se répéta pendant plusieurs semaines, il l’interpréta comme un message et décida qu’il ne pouvait ignorer ce renseignement qui lui venait de Dieu – ou allez savoir d’où – pendant son sommeil.

C’est ainsi que, se fiant à son intuition, il chargea sa mule en vue d’un long voyage et se mit en route pour Prague.

Au bout de six jours de marche, le vieillard arriva à Prague et se mit en quête du pont qui enjambait une rivière aux abords de la ville.

Il n’y avait pas trente-six rivières, ni trente-six ponts, aussi découvrit-il rapidement l’endroit qu’il cherchait. Tout était exactement comme dans son rêve : la rivière, le pont et, sur l’une des berges, l’arbre sous lequel il devait creuser.

Un seul détail ne figurait pas dans le rêve : jour et nuit, le pont était gardé par un soldat de la garde impériale.

Izy n’osait pas creuser tant que le soldat était là; il campa donc près du pont et attendit. La deuxième nuit, le soldat commença à suspecter cet homme qui campait près du pont, aussi s’approcha-t-il pour l’interroger.

Le vieil homme, ne trouvant aucune raison de lui mentir, lui raconta qu’il était venu d’une ville très lointaine parce qu’il avait rêvé qu’à Prague, sous un pont comme celui-ci, était enfoui un trésor.

Le garde se mit à rire aux éclats.

« Tu as voyagé longtemps pour une chose stupide, lui dit-il. Depuis trois ans, je rêve toutes les nuits que dans la ville de Cracovie, sous la cuisine d’un vieux fou nommé Izy, est enterré un trésor. Ah, ah, ah ! Crois-tu que je devrais aller à Cracovie chercher cet Izy et creuser dans sa cuisine ? Ah, ah, ah ! »

Izy remercia aimablement le garde et s’en retourna chez lui.

En arrivant, il creusa un trou dans sa cuisine et découvrit le trésor qui avait toujours été enterré là.

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Le philosophe Heinrich Zimmer (1890-1943) fit un commentaire de ce conte :

« En fin de compte, le véritable trésor pour mettre fin à notre misère et à nos épreuves n’est jamais très loin ; il n’y a pas à le rechercher dans une région lointaine ; il est enterré au plus profond recoin de notre propre demeure, c’est à dire de notre propre être. Et il repose derrière le poêle, le centre qui donne la chaleur et la vie, notre cœur.

Nous le trouverions, si seulement nous creusions. Mais force est de constater que ce n’est souvent qu’après un long détour que la signification de la voix intérieure qui guide notre quête se révèle à nous »