L’Apple II a trente-cinq ans !

Apple II ? Qu’est-ce donc ?…

Une machine formidable certainement à l’origine de la légende d’Apple. Je me souviens de celui que j’avais racheté d’occasion à l’un de mes cousins – je l’ai toujours dans un carton (l’Apple II, pas mon cousin) : le moniteur posé sur le prolongement du clavier et les deux lecteurs de disquette souples 5 pouces 1/4…

Evidemment, si l’on se met à comparer les performances de cet ordinateur, nous risquons de les trouver à des années-lumière des technologies contemporaines. Il n’empêche, en replaçant les choses dans leur contexte, cet appareil, l’Apple II, mit véritablement Apple sur les rails du succès que l’on connaît aujourd’hui.

Rappelons que le premier ordinateur conçu par les deux Steve (Wozniak et le regretté Jobs) fut l’Apple I :

Sortie : avvril 1976
Production : 200 unités
Processeur MOS Technology 6502 (8 bits)
Prix : 666,66 $
Fin de production : mars 1977

En avril 1977 sortit l’Apple II : l’un des ordinateurs qui fut le premier fabriqué à grande échelle. L’ordinateur comportait un tableur (VisiCalc) qui ouvrit les portes de l’Apple II au monde professionnel (ce qui ne fut pas négligeable à cette période d’existence de l’entreprise Apple).

Dans les années 1980 de nouvelles versions virent le jour et l’Apple II fut vendu jusqu’en 1993 !!! L’architecture du processeur était toujours à 8 bits. Ainsi fut présenté l’Apple IIe (« e » pour « enhanced », « amélioré ») muni de nouvelles puces, avec une RAM de 64 Ko extensible à 128 Ko (!!!), en option, une carte « 80 colonnes », et prenait en compte majuscules et minuscules. C’est ce modèle que j’ai dans un carton :

• Processeur : MOS Technology 6502 8 bit à 1 MHz
• Bus système : 1 MHz
• RAM : 64 Ko, extensible à 128 Ko
• ROM : 16 Ko
• Affichage : 24×40 caractères. couleur 1 bit (monochrome) en 560×192, 6 couleurs en 280×192, couleur 4 bit (16 couleurs) en 140×192
• Son : Haut parleur interne
• Lecteur : disquette, cassettes audio
• Slots d’extension : 8 ports propriétaires
• Ports : sortie vidéo composite

Au démarrage, selon mes souvenirs lointains, sur l’une des disquettes se trouvait le système d’exploitation. Sur le deuxième lecteur on mettait la disquette contenant le programme (utilitaires ou jeux). Pour imprimer, j’avais une imprimante à aiguilles LX 800, d’Epson (9 aiguilles. Résolution 10x12cpi. Avec système d’entraînement pour listing).

Le 24 janvier 1984 sera lancé le premier Macintosh : le Macintosh 128K. Il constitue le premier succès commercial pour un ordinateur utilisant une souris et une interface graphique (au lieu d’une interface en ligne de commande). Mais ça, c’est une autre histoire…

L’Apple IIe… Toute une époque… Passionnante période où l’informatique fit son entrée dans mon existence. Une pomme aux couleurs de l’arc-en-ciel la surplombait. C’était le début d’une longue et belle histoire…

Joyeux anniversaire l’Apple II ! Et longue vie à Apple Inc. !

Irgendwo auf der Welt…

Je ne sais pourquoi, ce soir, en revenant de l’école, me sont revenues en mémoire ces magnifiques paroles d’une chanson issue du répertoire chanté par les Comedian Harmonists. Une formation dont j’ai réellement fait connaissance après avoir vu le magnifique film éponyme de Joseph Vilsmaier.

Cette histoire vraie est très bien retranscrite dans cette production. Le thème : Berlin 1927. Le jeune Harry Frommermann rêve d’adapter le jazz et ses rythmes syncopés à la langue allemande. Il passe une annonce dans la presse locale et c’est alors que se forme un groupe de six chanteurs. Un succès phénoménal les attend et les pousse à entamer une tournée en Amérique. Le retour triomphal est entaché par la montée du nazisme : trois des musiciens sont juifs

 

Et ces paroles alors ? Il s’agit du début de la chanson « Ingendwo auf der Welt », Quelque part dans le monde :

Irgendwo auf der Welt Gibt’s ein kleines bißchen Glück, Und ich träum’ davon in jedem Augenblick.
Irgendwo auf der Welt Gibt’s ein bißchen Seligkeit,
Und ich träum’ davon schon lange lange Zeit.

Quelque part dans le monde il y a un peu de chance,
et j’en rêve à chaque instant.

Quelque part dans le monde, il y a un peu de bonheur,
et j’en rêve depuis très longtemps
.

 

Autre très belle chanson de cette formation : « Gib mir den letzten Abschiedskuss », que l’on retrouve dans cet extrait du film de Joseph Vilsmaier. Un passage emblématique. En pleine montée du nazisme, un officiel du régime vient d’annoncer à la salle que dans ce groupe il y avait des chanteurs Juifs. Certains spectateurs ont alors quitté la salle. Les Comedian Harmonists interprètent leur chanson. Je vous laisse apprécier ce passage poignant…

(Précisons que lors de chaque passage chanté, ce sont les « vrais » Comedian Harmonists que nous entendons).

Le DVD du film : Réalisateur : Joseph Vilsmaier – Universal Pictures – DVD sorti le 22 août 2000 – Durée 124 minutes – ASIN : B00004YV89

– http://www.comedian-harmonists.de/

La page Wikipedia sur le film de J. Vilsmaier

– Le site officiel du film 

IMDb

 

Les Comedian Harmonists :

Robert « Bob » Biberti – Bass
* 05.06.1902 (Berlin) – † 02.11.1985 (Berlin)
Roman Cycowski – Baryton
* 24.01.1901 (Tussyn) – † 09.11.1998 (Palm Springs)
Harry Frommermann – 3. Ténor / Buffo
* 12.10.1906 (Berlin) – † 29.10.1975 (Brème)
Erich Abraham Collin – 2. Ténor
* 26.08.1899 (Berlin) – † 28. April 1961 (Los Angeles)
Asparuch « Ari » Leschnikoff 1. Ténor
* 16.06.1897 (Chaskovo) – † 31.07.1978 (Sofia)
Erwin Bootz – Klavier / Piano
* 05.06.1902 (Stettin) – † 27.12.1982 (Hambourg)

Raymond Samuel dit Aubrac

Grand parmi les Grands, Raymon Aubrac s’en est allé, hier soir, à l’âge de 97 ans…

 Petit hommage en trois tweets :

Pas de bol. Raymond Aubrac est mort juste avant la libération… [@DidierPorte]

R. Aubrac nous quitte et rejoint Lucie. D’eux, il ne faut pas garder seulement le souvenir mais aussi l’esprit de résistance et de liberté  [@harlemdesir]

Les époux Aubrac à nouveau réunis, et cette fois pour de bon. Raymond Samuel dit Aubrac (31 juillet 1914 – 10 avril 2012) [@Maitre_Eolas]

Croisement…

Ce soir a lieu le Seder, cette magnifique célébration qui relate de si belle manière la sortie d’Egypte des Hébreux.

Mah nichtanah halailah hazeh,
Mikol haleilote? Mikol haleilote?

Chébékhol haleilote, anou okhline,
‘hamets oumatsah, ‘hamets oumatsah,
Halaylah hazeh, halaylah hazeh koulo matsa.
Halaylah hazeh, halaylah hazeh koulo matsa.

Oupassah’ti

Pessa’h, passer… Lorsque l’Eternel passa par dessus les maisons des enfants d’Israël dont les poteaux et linteaux de porte sont marqués par le sang de l’agneau pascal. Comme il est écrit : « Je suis l’Eternel. Et le sang vous sera pour signe sur les maisons où vous serez ; et je verrai le sang, et je passerai, oupassah’ti, par–dessus vous, et il n’y aura point de plaie à destruction au milieu de vous, quand je frapperai le pays d’Egypte. » Exode 12:13

Matsot

Durant la célébration de Pessa’h ne seront consommés que des pains sans levain, encore appelés pains azyme ou en version originale : matsot (une matsa, des matsot) le 15 du mois de Nissan, pendant 7 jours. Cela symbolise le pain qui n’avait pas eu le temps de lever car le Peuple d’Israël avait dû partir en hâte d’Egypte.

Processus

Il faudra ensuite patienter sept semaines pour célébrer la réception de la Thora, ce sera le moment de la fête de Chavouot.

Pessa’h c’est la délivrance d’Egypte et un processus d’élévation spirituelle.

Mais ce jour est également central pour les chrétiens : vendredi saint.

Je terminais un article l’année dernière par ces mots qu’à cette occasion je vous livre à nouveau :

Vivre l’Amour

Vendredi saint, un Homme marche vers la mort. Vendredi saint qui nous rappelle le poids de la haine, des préjugés, de l’orgueil, de la violence et de la colère, dont l’histoire humaine est accablée. Cet Homme qui nous ressemble tant est Jésus, qui a su vivre l’Amour jusqu’au bout.

Levain

Avec l’invitation qui nous est faite de l’accompagner et de savoir mourir avant de re-naître avec lui. Pâques, c’est la grande fête de la renaissance à la vie et de la victoire de celle-ci sur la mort. Elle est aussi celle du renouveau de la nature. On y retrouve l’Agneau pascal, qui désigne Jésus lui-même. Concernant le pain, les chrétiens sont aussi appelés à ôter le levain de leur vie. « Ne savez–vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte ? Purifiez–vous du vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle » (1 Corinthiens, ch. 5)…

Tout est lié…

Je vous souhaite, ainsi qu’à vos proches, une très belle fête de Pâque/Pâques. Puisse son cheminement particulier vous conduire à une re-naissance bénéfique faite d’Espérance, portée par la Foi et soutenue par l’Amour.