Trois ans

Février 2009 – Février 2012 : ce blog a trois ans.

Trois ans c’est encore petit. C’est un départ. Un premier âge. Trois petits pas.

Que de choses vues, ressenties, entendues, comprises, encaissées, adorées, déplorées, regrettées, aimées, loupées, ignorées, vécues, en trois ans !

12 saisons, 36 mois, 156 semaines, 1095 jours, 1095 nuits, 26280 heures, 1576800 minutes, 94608000 secondes, tic, tac, tic, tac… Autant de manières de voir l’existence.

Mais un blog sans lecteurs ne serait rien. Alors merci tout le monde et à demain !

On souffle ?…

Au temps de ma jeunesse folle

Chers amis,

En restant dans la sphère poétique qui m’est si chère, je souhaite vous livrer deux oeuvres (ou partie d’oeuvre) qui m’avaient été enseignées « au temps de ma jeunesse folle » (petite référence à l’un de ces textes), alors que je devais être au CP ou au CE1. Un temps que les moins de vingt… Ouille ! De trente… Aïe ! De quarante ans ne peuvent pas connaître…

Je me souviens de mes maîtresses et maîtres d’alors, ceux-là même qui, déjà, m’avaient donné cette envie de faire un jour comme eux ; transmettre les savoirs, devenir instituteur.

J’aimerais tant aujourd’hui pouvoir leur dire merci…

 

Je plains le temps de ma jeunesse…

(…)

Hé ! Dieu, si j’eusse étudié
Au temps de ma jeunesse folle
Et à bonnes mœurs dédié,
J’eusse maison et couche molle !
Mais quoi ? Je fuyaie l’école,
Comme fait le mauvais enfant.
En écrivant cette parole,
À peu que le cœur ne me fend.

(…)

François Villon

 

Odeur des pluies de mon enfance

Odeur des pluies de mon enfance,
Derniers soleils de la saison !
À sept ans, comme il faisait bon,
Après d’ennuyeuses vacances
Se retrouver dans sa maison !

La vieille classe de mon père,
Pleine de guêpes écrasées
Sentait l’encre, le bois, la craie
Et ces merveilleuses poussières
Amassées par tout un été !
Ô temps charmants des brumes douces,
Des gibiers, des longs vols d’oiseaux,
Le vent souffle sous le préau,
Mais je tiens entre paume et pouce
Une rouge pomme à couteau !

René-Guy Cadou

Loukas, Mario, Mario, Goldman, Sachs et les autres…

Une pensée pour les Grecs à un moment où la douleur est plus forte dans tous les coeurs et toutes les têtes, où la colère explose dans les rues sous le regard de médias ne traduisant pas toujours exactement ce qui se passe.

Car en observant de plus près la situation, on se rend compte de curieuses relations qui ne dépendent pas du simple hasard. Nous voulons parler de trois responsables européens, venus au secours d’une situation catastrophique. Nous pensons à Loukas Papadimos, Mario Draghi et Mario Monti. Qui sont-ils ? Continuer la lecture de « Loukas, Mario, Mario, Goldman, Sachs et les autres… »

Neige

Oh, rien d’étonnant à voir de la neige tomber ! Ni même qu’elle tienne un peu au sol (ou ailleurs). Mais en voir autant tomber, comme ce fut le cas hier soir, ici, à La Ciotat : là, on frôle le surnaturel ! Car elle a bien tenu, cette fois. En effet, s’il n’est pas fréquent de croiser de la neige sur notre cité, on peut en voir, certaines années. Mais les conditions sont telles, en général, que les flocons disparaissent souvent dès leur atterrissage en douceur – ou très peu de temps après, savourant l’ultime bienfait d’un improbable sursis…

Or, il faut croire que le sol fut, la nuit dernière, suffisamment froid – Ah ! Ce vendredi glacial ! Voilà le coupable ! – pour que cette fois, ces flocons se retrouvent comme à la maison et plutôt que de fondre de désespoir, se donnent la main, revigorés, se serrant les coudes, se superposant, jusqu’à former une couche qui pouvait atteindre plusieurs centimètres d’épaisseur.

Révolution de l’éphémère ! Dès demain, bientôt, ou quelque soit le jour d’après, un rayon de notre puissant soleil provençal n’aura aucun mal à terrasser cette curiosité nordique. Et dans quelques mois, lorsque la chaleur aura regagné ses terres, il nous restera ces souvenirs blancs et froids d’un hiver vrai enfin devenu réalité, même à La Ciotat !