Et pendant ce temps, là-haut, dans le ciel…

C’était le dernier jour de l’an 2010, déjà les ténèbres commençaient à poindre.

Soudain, au-dessus de nos têtes, ce fut comme le bruit d’un froissement qui se prolongeait, un frottement qui durait de longues secondes. Le ciel venait de croiser un nuage de petits éléments sombres qui évoluait de manière étonnamment synchronisée…

Ciel de La Ciotat, 30 décembre 2010, 17h30

Des étourneaux ! Des centaines, des milliers de ces petits volatiles avaient choisi ce moment pour lancer cette escadrille démesurée… Echauffement ? Grand départ ? Arrivée ? Difficile d’en savoir plus…

« L’étourneau sansonnet, Sturnus vulgaris, est un petit passereau de 70 à 80 grammes, d’une longueur de 20 centimètres et de 37 centimètres d’envergure environ », nous précise l’INRA.

« Cet oiseau peut être solitaire comme il peut aussi former des nuées de plus de 100 000 individus, qui s’organisent en dortoirs pour la nuit. Lorsqu’elle est grégaire, cette espèce donne un spectacle impressionnant à voir et à entendre, en particulier le soir quand les oiseaux viennent se percher dans des buissons de roseaux, attirant par là souvent des oiseaux de proie tels que les émerillons ou les éperviers. Originaire des forêts de feuillus, l’étourneau s’est établi au voisinage de l’homme : de grandes bandes (exceptionnellement jusqu’à un million d’individus), peuvent se former dans les centres des villes, où leurs fientes provoquent beaucoup de désagréments », trouve-t-on sur Wikipédia…

Mais que lit-on sur le site de l’INRA Rennes ?

« En France, les étourneaux sont sédentaires, ils restent en hiver sur les zones où ils se sont reproduits l’été. En automne (début novembre), ces individus sont rejoints par des migrateurs qui arrivent du nord-est de l’Europe pour rejoindre leurs quartiers d’hiver aujourd’hui centrés plutôt sur l’Espagne. Ces migrateurs repartiront au début du printemps courant mars ».

Donc c’est la relève qui arrive ! Les migrateurs sont là ! Etonnant, non ? Ils repartiraient au début du printemps (les migrateurs ! pas nos étourneaux sédentaires qui eux ne bougent pas d’ici)…

Mais au-delà de ces considérations scientifiques, resteront ces fabuleuses images d’un ciel d’hiver parcouru par une nuée de petits volatiles se dirigeant de manière surprenante dans les airs comme le font ces milliers de petits poissons sous les eaux qui tel un nuage compact avancent, tournent, montent, descendent, tout ceci sans une hésitation, sans un défaut, dans un parfait ensemble. Magie de la nature…

« Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas » nous transmet, dans La Table d’émeraude, l’enseignement de Hermès Trismégiste…

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